Dossier : Qualité, sécurité, goût... l'ère du mieux manger

- Du neuf dans le monde de la distribution

- Saadi Lahlou : “je mange donc je suis !”
- E-boutix :l’annuaire Internet des sites agréés par Cetelem
- Pulsat,la sécurité avec Aurore

introduction
- Bio, la ruée vers l'or vert
- La qualité,cercle vertueux entre producteurs et distributeurs
- Le goût : un enjeu marketing
- La sécurité,un enjeu économique et sanitaire !

- Les étiquettes alimentaires mode d’emploi !

- Michel Bras par mets et par vins
-Côté vert le bio et l’authentique
- Hédiard 150 ans d’épicerie fine et pas une ride
-Les places de marché,un nouvel atout en ligne pour le B to B
- Roller: l’esprit ”glisse“ des pieds à la tête
- La consommation des ménages
- L’activité commerciale
 


L’étiquette qui figure sur le poulet, le pot de chocolat à tartiner, le fromage, est une mine d’informations pour le consommateur. À condition de savoir décrypter le langage des emballages. Ainsi, que penser de la mention “élevé en 83 jours” relevée sur une éti-quette de poulet fermier, si l’on ignore qu’un poulet standard 1 er prix arrive à maturité en 42 jours avec une alimentation industrielle en claustration ? Ou de l’indication “classe A” qui garantit un poulet sans défaut majeur, hématome ou fracture ? Quelles conclusions faut-il tirer de la phrase “Ce produit est rigoureusement contrôlé à tous les stades de son élaboration” figurant sur des cordons bleus de dinde Le Gaulois ?

Les dessous de l’étiquette
Pas facile de faire son choix ! Ni de faire le tri entre les mentions obligatoires (poids, origine, composition, date limite de consommation, nom et adresse du fabricant…) et les informations ajoutées par le fabricant dans un but commercial (recette, conseils nutritionnels…). Attention également aux allégations pour la plupart non réglementées qui obéissent à un simple principe de non-tromperie du consommateur. Un produit dit “enrichi en vitamines”, “à l’ancienne”, “riche en fibres”, “fermier”… n’est en aucun cas une garantie officielle de qualité. Seules les allégations “frais”, “nouveau”, “naturel” et “pur” font l’objet d’une réglementation. Ainsi un produit est dit “frais” s’il est fabriqué depuis moins de 30 jours, “nouveau” durant un an… Un décodage qui est de plus en plus initié par les distributeurs eux-mêmes, car il en va de leur notoriété.

Informer et s’engager
Les consommateurs, qui ont l’impression que leur assiette ne tourne plus rond, réclament toujours plus d’information sur le lieu de vente (journaux, fiches, affichage, vendeurs…). Ils attendent aussi un engagement qualité du producteur et du distributeur. C’est ainsi que viennent de sortir sur le marché les premiers poulets fermiers Label Rouge du Gers estampillés “soja pays” (garanti sans OGM). Ils rejoin-dront, sous cette appellation, les oeufs Matines, et les poulets Duc.

Florence Elman


Les autres articles du dossier :
Introduction / 1-Bio, la ruée vers l'or vert / 2 - Qualité, le cercle vertueux / 3 - Goût :une éducation à faire / 4 - Les enjeux de la sécurité / 5 - Etiquettes, mode d'emploi

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