Dynamique Entreprise  

- Du neuf dans le monde de la distribution

- Saadi Lahlou : “je mange donc je suis !”
- E-boutix :l’annuaire Internet des sites agréés par Cetelem
- Pulsat,la sécurité avec Aurore

introduction
- Bio, la ruée vers l'or vert
- La qualité,cercle vertueux entre producteurs et distributeurs
- Le goût : un enjeu marketing
- La sécurité,un enjeu économique et sanitaire !

- Les étiquettes alimentaires mode d’emploi !

- Michel Bras par mets et par vins
-Côté vert le bio et l’authentique
- Hédiard 150 ans d’épicerie fine et pas une ride
-Les places de marché,un nouvel atout en ligne pour le B to B
- Roller: l’esprit ”glisse“ des pieds à la tête
- La consommation des ménages
- L’activité commerciale
 
 

Avec une multitude de produits biologiques et naturels, Côté Vert lance le “bio marché”.

Variété des produits, saveur et qualité, diminution des marges… La jeune enseigne Côté Vert grignote doucement mais sûrement le marché du bio. Découverte d’un nouveau concept de supermarché bio par Pascal Vandermaesen, son fondateur.

Dynamaique commerciale : Quelle est votre définition du bio ?
Pascal Vandermaesen :
Un produit bio est cultivé sans engrais chimique ni pesticide de synthèse. Il est transformé et packagé sans ajout de substance de synthèse.

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans le bio ?
Passionné d’authenticité et gourmet de nature, j’aime les produits alimentaires naturels et goûteux. Or, je ne les trouvais pas dans les boutiques bio existantes. Ces magasins proposent surtout des gélules diététiques. J’ai donc décidé de combler le vide.

Quand votre aventure du bio a-t-elle commencé ?
Il y a quatre ans, j’ai créé un magasin test à Paris. Comme il a très bien fonctionné, j’ai ouvert un second supermarché bio en 1999, toujours dans la capitale.

Quels articles proposez-vous ?
Nous privilégions l’alimentation mais nos visiteurs trouvent aussi des produits de beauté, pour l’entretien de la maison et pour les animaux.

Quels sont les principaux objectifs de Coté Vert ?
Nous voulons faire découvrir à nos clients l’alimentation biologique dans ce qu’elle a de meilleur. S’inspirant des standards optimaux de qualité de la distribution traditionnelle, Côté Vert s’est fixé deux objectifs primordiaux : la saveur et la fraîcheur de ses produits… afin d’offrir un super-marché riche en couleurs, en parfums et en odeurs.

Les consommateurs sont-ils prêts à acheter bio ?
Outre notre rôle de distributeur, nous avons entrepris une réelle démarche pédagogique auprès du grand public qui, par réflexe et par habitude, s’attache trop souvent à l’aspect esthétique des aliments. Or, l’une des règles essentielles de l’agriculture biologique est de laisser la nature s’exprimer.Il est donc tout à fait normal de trouver des tomates qui ne sont pas tout à fait rondes, des auber-gines moins calibrées, des oranges sans la peau lisse et brillante… C’est notre “label bio”.

Quels sont vos points forts par rapport à la concurrence ?
Nous avons une offre presque comparable au secteur traditionnel, en termes de diversité de produits, notamment dans le frais (fruits, légumes…). Notre rayon vins bio est également très important avec une centaine de références. Une autre particularité : notre boulangerie. Nous avons installé dans le magasin un fournil dont l’espace ouvert dévoile l’atelier du boulanger. Spécialement formé aux techniques bio, il pétrit lentement puis laisse “pousser” la pâte (durant environ trois heures) avant de façonner les pains du jour.

Coté Vert en chiffres

• 2 supermarchés.
• 10 points de vente prévus d’ici 2002.
• 8 salariés par magasin et 4 au siège.
Une centaine de nouveaux emplois prévus d’ici deux ans.
• 100 fournisseurs.
• 300 m 2 : surface d’un magasin

L'indicateur :

Chiffre d’affaires moyen en (en millions de francs)

1999
2000
9.6
14.5

Les produits bio restent chers. Comment Côté Vert se positionne-t-il dans le domaine des prix ?
Nous réussissons à proposer des prix moins élevés que nos concurrents, tout en restant 20 à 30% plus cher que l’alimentation traditionnelle. Ce surcoût est un gage de notre authenticité parce que les modes de production de l’agriculture biologique représentent un lourd travail pour des rendements faibles.

Comment arrivez-vous à tirer les prix vers le bas ?
D’une part, nous allons chercher nos produits directement chez les fabricants. Nous avons donc supprimé les grossistes. D’autre part, nous avons adopté un mode de distribution avec des rotations élevées afin d’éviter le gaspillage, notamment sur les produits frais. Ce système nous permet de diminuer nos coûts pour faire bénéficier nos clients des meilleurs prix.

Quels sont vos projets ?
Nous allons couvrir des gammes peu déclinées en bio comme les plats cuisinés et festifs, les desserts…

Propos recueillis par Élisabeth Berthaud


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