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Avec
près de 300 points de vente dans le monde,
l'épicier caviste continue de régaler la
planète avec le meilleur de la gastronomie.
Porter sur ses épaules
150 ans de tradition est certainement une
responsabilité, mais c’est aussi une fierté
et un privilège. Philippe Foulatière, DG
d’Hédiard, mesure bien les termes de cette
équation et s’attache à développer sa marque
avec toute la rigueur qu’elle mérite. |
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Dynamique commerciale : Tout le monde connaît Hédiard,
mais que recouvre exactement ce nom prestigieux ?
Philippe Foulatière : Nous sommes des épiciers cavistes
spécialisés dans l’alimentation fine. Nous sommes présents sur
Paris grâce à neuf magasins, dont le dernier a été ouvert en
décembre dernier avenue Georges-V, et en province grâce à 250
distributeurs spécialisés. Nous sommes distribués dans 30 pays,
et notre activité est complétée par un service de colis-cadeaux,
pour les particuliers et les entreprises, et par un restaurant
que nous avons ouvert au premier étage de notre magasin de la
Madeleine.
| Hédiard,
c’est aussi une tradition. Quelle en est l’histoire ?
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L’entreprise
a un nom : celui de Ferdinand Hédiard, qui l’a créée en
1850. Ses spécialités étaient la confiture et la confiserie,
notamment les pâtes de fruit, que nous fabriquons d’ailleurs
toujours dans le sud de la France. Son histoire, et aussi
sa magie, c’est la recherche constante – et la création
– de produits traditionnels de la gastronomie française
ou d’ailleurs. Tout au long des années, nous avons toujours
fait en sorte de trouver le produit exceptionnel – de
l’origine la plus difficile et la plus noble – et de le
proposer dans un assortiment le plus large possible.
Comment Hédiard a-t-il fait sa “révolution” ?
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Depuis 1995,
nous avons créé dans nos neuf magasins un rayon de produits
frais traiteur, susceptibles de satisfaire une clientèle nouvelle,
qui connaissait nos magasins, mais ne les fréquentait pas forcément.
Cela a été l’occasion pour nous d’accompagner les changements
des habitudes alimentaires du grand public, mais aussi de moderniser
notre image et de la rendre accessible à de nouveaux clients.
Ceux-ci sont jeunes, aux alentours de 30 et 40 ans, et s’intéressent
de plus en plus à l’ensemble de notre gamme. Philippe Foulatière
Sur
le secteur d’activités du luxe, peut-on aller vers de nouveaux
clients sans que l’image en pâtisse ?
Créer des magasins ou proposer de nouveaux produits c’est aller
à la rencontre de nos clients. Nous devons rester humbles, même
si notre marque est connue et reconnue, et que nous sommes la
seule marque alimentaire du Comité Colbert (ndlr : association
regroupant les grands industriels français du luxe). Aujourd’hui,
les clients sont soucieux avant tout du meilleur rap-port qualité/prix.
Ils ne veulent pas payer trop cher, et ne veulent pas non plus
être déçus par ce qu’ils ont acheté.
Combien ces clients sont-ils prêts à dépenser ?
Nous avons un assortiment suffisamment vaste pour séduire tous
les types de clientèle, du passant qui va acheter des croissants
au connaisseur qui désire une grande bouteille, du meilleur
cru et du meilleur millésime. Un client est susceptible de faire
chez nous des achats allant de 5 à 50 000 francs.
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Hédiard
en chiffres
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•
Un des leaders du monde de l’épicerie fine en
France comme à l’international.
• 9 boutiques à Paris.
• 250 distributeurs dans l’ensemble de la France.
• Une
présence dans 30 pays dans le monde.
•
300 employés.
Produits
différents référencés dans le magasin historique
de la Madeleine : 4500
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Quels
sont vos principaux points forts ?
Hédiard a toujours été et doit rester le garant de l’excellente
qualité des produits fabriqués ou com-mercialisés sous
sa marque. C’est aussi le respect d’une distribution
qualitative et sélective. Cela passe par la qualité
des présentations et des aménagements de nos magasins
et de ceux de nos détaillants. Nous sommes attentifs à la
moindre dérive afin d’y remédier immédiatement. Évidemment,
cela passe aussi par une qualité de service et d’accueil
irréprochable de la part de notre personnel. Je dois
ajouter que, tout en étant intransigeants sur la qualité
des produits, nous avons toujours fait en sorte d’avoir les
prix les plus abordables possible.
Qu’en
est-il de votre développement à l’international ?
Nous
y sommes présents depuis plus de vingt ans, avec un premier
point de vente au Japon. C’est pour nous un axe de développement
important, et qui nous apporte d’énormes satisfactions.
Nous couvrons toutes les parties du monde. Nous nous
implan-tons en partenariat avec des impor-tateurs ou
des distributeurs locaux, pour créer des boutiques avec
res-tauration – comme à Dubaï –, sans restauration – par
exemple en Belgique –, ou de simples corners dans de grands
magasins, comme aux États-Unis, en Allemagne ou au Japon.
Quelle part représente l’international dans votre chiffre
d’affaires ?
Nous réalisons déjà 20 % de notre chiffre d’affaires à l’international
et nous continuerons à nous développer. Nous sommes l’un des
acteurs les plus importants du monde de l’épicerie fine, et
cela est vrai aussi bien en France qu’à l’international.
Propos
recueillis par Laurent Durasnel
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