
Exit
le basket… place au roller ! Cinq millions de Français sont
déjà équipés pour aller au collège, au bureau…ou traverser Paris
!
Avec 650
clubs et 33 000 licenciés (deux fois plus qu’en 1995), la Fédération
française de roller a bel et bien le vent en poupe. À la fois
sport et moyen de locomotion urbain, le roller façonne la mode
et la consommation. Chaque fois qu’une grève des transports
paralyse la capitale, les ventes de patins s’emballent. Avantage
pour les distributeurs, la panoplie du rider branché ne se limite
pas à une simple paire de rollers : pantalon ultralarge Quicksilver,
anorak Rip Curl, sweat O’Neil… le look “glisse” est devenu la
norme des “adolescents”, pratiquants ou non.
À chacun
son matériel !
Les boutiques spécialisées dans la glisse (Urban Surfer, Chattanooga,
Boardrider…) agrandissent leurs surfaces de vente textile. Fanas
de vitesse, hockeyeurs, slalomeurs, sauteurs, randonneurs… à
chacun son matériel !Et si le coeur de cible se situe à 70 %
parmi les 10-25 ans, les dis-tributeurs courtisent désormais
une nouvelle clientèle plus âgée, avec une offre dite “soft”
destinée aux activités de détente ou de fitness. La randonnée
sur roulettes devient le loisir vedette des familles urbaines.
Même les grands-parents s’y mettent… avec casques, genouillères
et coudières !
Le
haut de gamme !
Les
lieux d’achat ? Deux circuits se disputent le marché à parts
égales. Les hypers, présents sur ce segment depuis seulement
cinq ans, jouent la carte de la marque propre et des basiques
pour enfants. Les spécialistes, quant à eux, vitrines des “grandes
marques”, se concen-trent sur le haut de gamme (Salomon, Rollerblade,
K2…). L’année 2000 amorce un cap, celui de la saturation du
taux d’équipement et du renouvellement des premiers achats.
Voilà qui devrait tirer le panier moyen vers le haut !
Florence
Elman