Dossier : La distrib' communique  

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Patrick d’Elme
" Des évolutions plutôt que la révolution"
La Carte Aurore fait sa pub !

Introduction
1 La surprise attire toujours le chaland...
2 Télévision : notoriété à défaut de publicité
3 Médias : beaucoup de bruit pour vendre
4 En sport, les publics aiment les partenariats qui ont du sens
5 Journaux, mags, catalogues...
Les enfants de la distribution...

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La consommation des ménages
L’activité commerciale
 

Une convergence d’intérêts inscrite dans la durée. Ainsi peut-on résumer le partenariat exemplaire qui lie le groupe BNP Paribas aux Internationaux de Roland-Garros. Antoine Sire, directeur de la communication et de la publicité du premier groupe bancaire français, revient sur la vitalité d’un parrainage initié il y a dix-sept ans !

On a pu découvrir le nouveau logo BNP Paribas lors des Internationaux de France de Roland-Garros. Pouvez- vous nous expliquer ce choix ?
La présentation à la presse et le démarrage de la campagne de publicité ont eu lieu la veille et le lendemain de la fusion officielle BNP Paribas (ndlr : le 23 mai 2000), soit une semaine avant le début des Internationaux.
Avec une audience cumulée de 3 milliards de téléspectateurs dans 170 pays et 90 heures de diffusion en France, notre nouveau logo devait être prêt à temps. Cette décision s’est avérée très payante puisque les deux victoires de Mary Pierce (en simple et en double) ont généré des records d’audience historiques, donc une visibilité maximale de notre marque.

Dans quelles circonstances le partenariat BNP / Roland-Garros a-t-il été initié ?
Notre présence remonte à 1973. À l’époque, le président de la Fédération française de tennis avait approché le président de la BNP, Pierre Ledoux, car il avait besoin de bâches pour entourer les cours de tennis ; celles-ci coûtaient 70 000F et la FFT n’avait pas les moyens de se les offrir. La BNP les a donc achetées en échange de la présence de son logo.
Dès la première année, les retombées ont été importantes. Roland-Garros a contribué à la reconnaissance nationale et internationale de la BNP, une marque apparue en 1966.

Quelle place occupe Roland-Garros dans la stratégie de communication BNP Paribas ?
Si l’on totalise l’ensemble des marques du groupe, les Internationaux de France représentent 10 % de nos investissements communication, soit un budget approchant les 50 millions de francs...
Si nous avions choisi de parrainer une écurie de Formule 1 avec un budget comparable, les retombées auraient été pour nous bien moindres car dans ce sport mécanique la concurrence entre les marques est trop forte. Notre investissement sur Roland-Garros s’avère très rentable.

Comment définissez-vous votre action ?
Nous sommes "parrain" de l’événement et non "partenaire". Il y a une nuance importante entre ces deux attributions : le parrain inscrit sa démarche sur le long terme, dans un processus de fidélité qui donne toute sa noblesse à son action.
Aujourd’hui, l’image de la BNP est étroitement associée à celle du tournoi à tel point que l’actualité de Roland-Garros rejoint parfois la nôtre. Cette année, l’inauguration d’un nouveau stade a coïncidé avec l’apparition du groupe BNP Paribas.

Comment ont évolué les relations qu’entretiennent le monde sportif et les entreprises ?
Le public a de la sympathie pour les partenariats qui ont du sens. Et le nôtre en a beaucoup. Nous avons su discerner le fort potentiel d’un événement auquel nous avons choisi de nous identifier. La notoriété de Roland-Garros et celle de la BNP ont grandi ensemble. Notre présence aux côtés des Internationaux de France ne relève pas d’un simple échange de bons procédés entre un événement sportif et son sponsor.
Mais un partenariat intelligent, c’est aussi savoir saisir une opportunité comme ce fut le cas entre la Carte Aurore et la dernière Coupe de France de football. Il a trouvé tout son sens, tout son impact, quand la France entière s’est passionnée pour les exploits du "petit Poucet" de l’épreuve, l’équipe de Calais qui portait les couleurs de la Carte Aurore sur son maillot.
A contrario, un très grand événement comme la Coupe du monde de football 1998 a entraîné quelques déceptions, en particulier pour ceux qui ont pris le train en marche et n’ont pas su anticiper le phénoménal succès de cet événement...

propos recueillis par Stéphane Guichard

En savoir plus
A lire
et à voir

"Enquête sur le parrainage 1998-1999"
"Internet, intranet et communication Corporate : état des lieux et perspectives" (Janvier 2000)
publiés par l’Union des annonceurs
53,avenue Victor Hugo
75116 Paris
Tél. : 01 45 00 79 10
Site Internet :
www.uda.fr

Conseil supérieur de l’audiovisuel
30, quai André-Citroën
75015 Paris
Tél. : 01 40 58 38 00
Site Internet :
www.csa.fr

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