Dossier : La distrib' communique  

C&A la joue branché en clockhouse
IKEA inaugure une plate-forme de stockage géante près de Metz

Patrick d’Elme
" Des évolutions plutôt que la révolution"
La Carte Aurore fait sa pub !

Introduction
1 La surprise attire toujours le chaland...
2 Télévision : notoriété à défaut de publicité
3 Médias : beaucoup de bruit pour vendre
4 En sport, les publics aiment les partenariats qui ont du sens
5 Journaux, mags, catalogues...
Les enfants de la distribution...

H & M, la mode au meilleur prix
Feu Vert garde le pied à fond sur l'accélérateur
Brigitte France embellit la maison sur commande
WEB et EDI : le binôme gagnant
Des lunettes plein la vue
La consommation des ménages
L’activité commerciale
 

Carrefour, la Fnac, Shopi, Truffaut... Les distributeurs sont de plus en plus nombreux à éditer leur propre "consumer magazine". Une formule de communication qu’ils ont inventée. Objectif : renforcer les liens avec les consommateurs par un biais "non commercial" et, indirectement, stimuler les ventes.

Un éventail très large
En 1999, l’agence Carat recensait 27 titres édités par la distribution, soit 200 millions d’exemplaires diffusés. Une diffusion qui ne tient pas compte des multiples versions mises en ligne...
Pour le papier, point de recette unique ! Contenu, périodicité, mode de diffusion varient selon les cibles. Entre le "prospectus amélioré" et le support thématique (jardinage, bricolage, décoration), l’éventail est large.
Mais pour accéder au statut de "vrai magazine", l’enseigne doit s’effacer derrière le contenu, sans pour autant se faire oublier. Un positionnement que Champion a choisi avec son journal "Vivre", très proche d’un féminin.

Priorité au gratuit
Côté financement, deux stratégies ont cours. Soit le support est un outil de marketing direct (catalogue, prospectus) financé en partie par les fournisseurs, soit le consumer joue la carte du titre de presse, ce qui lui donne le droit de vendre le support et d’en tirer des recettes publicitaires.
Dans la réalité, la vente est assez mal perçue. Sur 150 magazines de marques édités en France, 11 % seulement ont opté pour une diffusion payante, dont trois dans la distribution : Epok (Fnac), Maisons en vie (Leroy Merlin), Room (Ikea).
Autre positionnement efficace pour l’édition : les "catalogues références". Castorama ou Lapeyre, proposent de véritables bibles que s’arrachent les bricoleurs... Un côté pratique que l’on retrouve sur leurs sites Web où les fiches conseils font beaucoup d’adeptes.

Florence Elman

Boîtes aux lettres
Le prospectus
se porte bien

Selon Arbalet, société d’études spécialisée dans l’analyse du contenu des boîtes aux lettres,
les foyers hexagonaux reçoivent en moyenne 310 prospectus par an et jusqu’à 14 tracts par semaine en période de pointe (octobre-novembre). Plus forte en début et en fin de mois, l’intensité promotionnelle suit le rythme des fiches de paie... Et les distributeurs ont tendance à augmenter la pagination car plus le prospectus tend vers le “catalogue”, plus il sera conservé. L’accroissement des budgets – de 150 à 700 millions de francs selon les enseignes – amène les professionnels à parler de “jeu à somme nulle”.



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