Marchés 

C&A la joue branché en clockhouse
IKEA inaugure une plate-forme de stockage géante près de Metz

  Patrick d’Elme
" Des évolutions plutôt que la révolution"
  La Carte Aurore fait sa pub !

Introduction
1 La surprise attire toujours le chaland...
2 Télévision : notoriété à défaut de publicité
3 Médias : beaucoup de bruit pour vendre
4 En sport, les publics aiment les partenariats qui ont du sens
5 Journaux, mags, catalogues...
Les enfants de la distribution...

  H & M, la mode au meilleur prix
  Feu Vert garde le pied à fond sur l'accélérateur
  Brigitte France embellit la maison sur commande
  WEB et EDI : le binôme gagnant
  Des lunettes plein la vue
  La consommation des ménages
L’activité commerciale
 

Sur un marché porté par la prescription médicale et la mode, l'euphorie se poursuit et les enseignes ajustent leurs stratégies.

Publicités centrées sur la protection oculaire, sensibilisation aux dangers des ultraviolets, développement des sports extrêmes, phénomène de mode... Depuis trois ans la lunetterie solaire et sportive confirme sa santé radieuse, allant jusqu'à afficher une croissance à deux chiffres. C'est acquis, les Français font désormais attention à leurs yeux et à leur look...
Une double attente, largement relayée par la mode, toujours prête à se diversifier. En 1998, les lunettes "griffées" (Cartier, Nina Ricci, Gucci, Calvin Klein...) ont représenté 10 % des ventes en volume et 20 % en valeur... Avantage non négligeable : cet engouement pour les solaires profite à plusieurs segments de distribution, des opticiens aux magasins de sport en passant par la grande distribution et les enseignes de mode. En quelques années, les lunettes solaires sont devenues tout à la fois un complément vestimentaire et un produit de grande consommation.
Il s'agit maintenant de favoriser la multipossession et de désaisonnaliser les ventes. Les verres "bonbons" anti-UV trempés dans un bain de couleur, lancés par les Japonais, vont dans ce sens. Objectif : accorder les lunettes aux vêtements ! Et avoir autant de paires de lunettes que... de chaussures !

Lunettes de vue : discount, forfaits et prix d'appel
"Le secteur de l'optique est en pleine révolution commerciale", indique l'enquête "Opticiens lunetiers", menée en 1999 par l'institut Xerfi. Entré dans une logique de consommation de masse, il voit émerger de nouveaux acteurs, prêts à tout pour séduire la cible des 30 millions de porteurs de lunettes.
Les opticiens discounters (Tati Optic) et les concepts inspirés du libre-service (GrandOptical, Optique Carrefour, Vision Originale...) montent désormais au créneau au côté des "traditionnels" (Lissac, Krys...) centrés eux sur une prise en charge plus complète du client. A la clef, une course aux prix et aux emplacements !
Afflelou n'hésite pas à proposer deux paires "enfant" pour le prix d'une, Optical Discount des promotions régulières de 30 à 50 %...
Les implantations ? "Toutes les enseignes tentent de renforcer leur présence dans les centres commerciaux", précise l'étude Xerfi, "aujourd'hui seulement 12 % des opticiens sont installés dans une galerie marchande."
Une révolution commerciale bien "accompagnée", puisque les opticiens affichent des budgets de communication de plus en plus musclés, de l'ordre de 100 millions de francs par an pour Krys, Afflelou et Optic 2000.

Florence Elman