Dossier : Le grand retour du bazar  

La Camif lance Magie Bleue
EvansandWong catalogue les objets

Cédric Ducrocq
"Le bazar a su intégrer la dimension esthétique"
Cetelem met la PLV  en scène sur ordinateurs et téléviseurs
Carte But et PLV télé : le tandem gagnant
La consommation des ménages
L’activité commerciale

Introduction
1 Grands magasins : les vrais précurseurs
2 Le non alimentaire se taille la part du lion sur les marchés
3 Les hypers jouent la carte de la maison
4 Les spécialistes du petit prix ont la cote
5 VPC, Internet… le bazar à distance

Score-Games joue et gagne
Résonances sonne le   réveil des mémoires
Captain Oliver largue les amarres
Création de site : parcours sous haute surveillance
Le livre dans tous ses états !
 
Les "magasins de nouveautés" apparaissent au début du XIXe siècle. Initialement dédiés à la toilette féminine, ils élargissent peu à peu leurs rayons à toutes les familles d'articles associées aux rôles de la femme.

Des "magasins monstres" aux "grands magasins"
En effet, au cours du XIXe  siècle, la notion de “nouveauté” évolue. Apparaissent les nouveautés pour hommes et pour enfants, ainsi que tous les produits indispensables à la maîtresse de maison pour assurer son rôle domestique. L’équipement de la maison – de la mercerie aux ustensiles de cuisine –, fait son entrée dans ce que l’on appelle à l’époque “les magasins monstres”.
Plus tard encore, toujours dans le sillage de l’émancipation de la femme, “les grands magasins” tiennent compte des nouveaux rôles des femmes, – culturel ou social –, liés à des activités hors domicile.
Les rayons sport, parfumerie, bagages, loisirs… émergent.
À la fin du XIXe siècle, La Société française des nouvelles galeries réunies (créée en 1861), lance ses premiers Grands bazars… Le terme “bazar” est alors utilisé pour désigner une offre très large.

L'invention de nouvelles méthodes commerciales
En 1869, l'ouverture de l'enseigne Au Bon Marché révolutionne le commerce de détail et inspire le monde entier.
Premier grand changement : l'avènement des comptoirs à prix fixes… Finie l'ère des petites boutiques sans concurrence qui ont tendance à faire les prix "à la tête du client". Les grands magasins ne cachent pas les prix, au contraire !
Les catalogues, la vente par correspondance et les références bon marché donnent un élan nouveau à la consommation.
La bourgeoisie de province - comble du chic -, peut passer commande ou même se faire envoyer à domicile des échantillons d'étoffes.
Durant plus d'un siècle, les grands magasins seront des foyers d'innovations perpétuelles. Publicité, promotions, vitrines… Les audaces sont au rendez-vous et payantes !
Dès 1926, le BHV abandonne son offre généraliste et affiche sa vocation de grand magasin au service de l'aménagement et du confort de la maison…

La grande distribution détrône le multispécialiste
Le Front populaire, les congés payés et la semaine de 40 heures génèrent un nouveau marché : les loisirs. L'image du grand magasin multispécialiste s'impose… Mais ces trente dernières années, l'avènement de la grande distribution fait de l'ombre aux précurseurs. Si les grands bazars du XIXe siècle ont bel et bien vécu, il en est tout autrement pour les grands magasins qui, en se recentrant sur la maison et l'habillement (voir encadré), ont réussi leur reconversion.

Noémie Ponsort

Réorganisations
La réussite au rendez-vous

Après un demi-siècle de déclin et de nombreuses fermetures, les grands magasins retrouvent enfin le chemin de la croissance. Selon le Centre d'observation économique, en 1999, leurs ventes ont augmenté en valeur de 3,4 % contre 2,8 % pour les hypermarchés. Un résultat lié à la reprise de la consommation, mais aussi à une réorganisation de fond. Pour lutter contre les spécialistes et la grande distribution, les dinosaures du siècle passé se recentrent. Les Galeries Lafayette suppriment le rayon bricolage, et diminuent de 20 % le nombre de références. Le Bon Marché, quant à lui, tire un trait sur l'électroménager. Désormais, l'habillement représente en effet 70 % des ventes des grands magasins.



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