Petit écran, cédéroms, Internet… Rarement aussi
malmené, le livre s'adapte tant bien que mal en jouant la carte
de la jeunesse.
Le livre subit la concurrence des autres loisirs… Aujourd'hui, qui peut nier cette évidence ?
Une étude récente du cabinet Xerfi, "Le Marché du livre en France
1999-2000", indique que la part des dépenses consacrées aux
livres et à la presse par les ménages "a diminué de 35 %
entre 1970 et 1997, tandis que celle consacrée aux appareils
électroniques et récréatifs a été doublée". Un transfert d'intérêts
qui a donné naissance à un nouveau type de points de vente,
les "librairies multimédia".
Les librairies multimédia montent en puissance
Diversifiée, la librairie multimédia propose, sous un même
toit, livres, disques, cédéroms… Ce type de surface (1000 m2
environ) aujourd'hui déclinée par des enseignes telles que la
Fnac, Extrapole,
Virgin
Megastore, L'Univers
du Livre… réalise 22 % des ventes en magasins.
Même constat pour la grande distribution. Avec 20 % des
ventes, hypermarchés et supermarchés font aujourd'hui jeu égal
avec la librairie traditionnelle (librairie, maisons de presse
et kiosques) qui réalise 21 % des ventes. Ce qui n'est
pas sans inquiéter les éditeurs…
Protégé jusqu'ici par la loi Lang - qui limite les réductions
à 5 % -, le livre ne risque-t-il pas, sous l'influence
des centrales d'achats, d'être traité à court terme comme un
produit de grande consommation ?
Un danger amplifié par la montée des ventes sur Internet. Un
circuit sur lequel le prix reste un argument de vente déterminant.
La jeunesse à la rescousse de l'écrit
Bonne nouvelle, les juniors lisent… Et même - c'est une surprise
-, ils tirent le marché ! Le livre jeunesse enregistre en effet
une croissance de 3,5 %, supérieure à celle du marché.
Ce segment a trouvé son marketing : il séduit directement
les enfants et non plus les parents. L'exemple de Bayard Éditions
qui a vu son chiffre d'affaires augmenté de 40 % avec sa
série à frissons "Chair de Poule".
Le livre n'a pas encore inscrit son épitaphe !
Florence
Elman
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Rentrée
des classes
Le
livre scolaire se met au régime
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Plus
léger et moins cher ! Deux défis que
les éditeurs de livres scolaires ont dû relever
ces dernières années. Résultat : entre
1992 et 1998, la pagination a chuté de 9 %
et le poids de 30 %. Le prix a, quant
à lui, baissé de 10 %. Avec 15,9 %
du chiffre d'affaires des éditeurs, le scolaire
occupe la seconde marche du podium derrière
la littérature. Des aménagements porteurs !
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