Rencontre avec ... 

La Camif lance Magie Bleue
EvansandWong catalogue les objets

Cédric Ducrocq
"Le bazar a su intégrer la dimension esthétique"
Cetelem met la PLV  en scène sur ordinateurs et téléviseurs
Carte But et PLV télé : le tandem gagnant
La consommation des ménages
L’activité commerciale

Introduction
1 Grands magasins : les vrais précurseurs
2 Le non alimentaire se taille la part du lion sur les marchés
3 Les hypers jouent la carte de la maison
4 Les spécialistes du petit prix ont la cote
5 VPC, Internet… le bazar à distance

Score-Games joue et gagne
Résonances sonne le   réveil des mémoires
Captain Oliver largue les amarres
Création de site : parcours sous haute surveillance
Le livre dans tous ses états !
 

Cédric Ducrocq, spécialiste de la grande distribution, fait le point sur le renouveau du bazar qui aujourd'hui prend une nouvelle dimension.

Selon Cédric Ducrocq, directeur du cabinet conseil Dia-Mart, spécialiste de la grande distribution, "on assiste aujourd'hui à un véritable renouveau du bazar", un rayon qui prend une nouvelle dimension dans les points de vente.

Comment, aujourd'hui, peut-on définir le "bazar" ?
Cédric Ducrocq :
Pendant longtemps, la distribution a séparé ustensiles fonctionnels (ouvre-boîtes, balais…) et produits de décoration (vaisselle, gadgets ménager, petits meubles…).
Les premiers étant traditionnellement vendus en magasins populaires, hypermarchés et supermarchés, et les seconds dans les grands magasins (Printemps, Galeries Lafayette…) et les enseignes spécialisées (Ikéa, Habitat…). Certaines, comme Muji, Conran Shop…, jouant même la carte du design haut de gamme. Aujourd'hui, la séparation entre ces deux univers s'estompe et la dimension esthétique n'est plus absente du rayon bazar des grandes surfaces.
Bien au contraire !

Le bazar nouvelle génération s'inscrit donc dans une démarche d'achat-plaisir ?
Pas seulement ! Cette dimension se confirme effectivement avec une interpénétration du fonctionnel et de la décoration.
Mais, côté consommateurs, cela correspond aussi à une attente de revalorisation des tâches ménagères et à un fort réinvestissement sur tous les produits liés à la maison.
Le bazar esthétique, coloré, amusant… débanalise le côté domestique.
Les consommateurs renouvellent plus souvent les produits et en font même des produits de décoration. La poubelle, les casseroles… sont désormais accordées aux couleurs des murs de la cuisine. Il n'est plus question de les cacher !

Pourquoi la grande distribution s'intéresse- t-elle de plus en plus à cette catégorie de produits ?
Les distributeurs sont confrontés à une baisse des marges sur l'alimentaire et, logiquement, cherchent à se développer sur le non alimentaire.
Ils s'aperçoivent que le bazar se prête tout à fait au commerce de masse en libre-service, bien mieux, par exemple, que le textile ou le gros électroménager qui nécessitent du conseil.
Par ailleurs, le consommateur adhère de plus en plus à ce rayon bazar qui s'inscrit - comme les courses alimentaires -, dans un scénario d'achats utilitaires. D'où des efforts merchandising pour rendre le rayon attractif : produits saisonniers, couleurs… Le territoire de l'hypermarché est bien circonscrit : pas question par exemple pour ce circuit de référencer des produits branchés, chers et élitistes par nature.

Le prix et la proximité ne sont-ils pas des atouts pour la grande distribution ?
Bien évidemment ! L'hypermarché joue la carte de la proximité et cible le cœur de marché avec des prix moyens, voire bas en période de promotion… Difficile pour les autres circuits de faire mieux ! Si l'on devait dessiner la carte des circuits du bazar, on verrait au centre l'hyper en forte progression, qui intègre les nouveaux courants de consommation. Puis en périphérie des circuits sélectifs avec des positionnements et des cibles plus étroites : le bazar haut de gamme, les solderies, les grands magasins…

Propos recueillis par Caroline Géget