Dossier : Les métiers de la vente  

Made in Sport en forme olympique
Mr Bricolage se met en huit pour séduire toutes les femmes

Pierre-Louis Criqui :
"Au royaume de la vente,
le client est toujours roi"
L'inspecteur Cetelem au service du client
La situation de la France
Les dépenses des Français

Introduction
1 Chacun cherche
sa formation

2 Rémunérations : avantages
ou salaire ?

3 Carrières… suivez les modes d'emploi

Les clients Boulanger
ont droit à la parole

Coup de jeune pour Damart
Botanic : le bonheur est dans le jardin…
Les vrais enjeux logistiques des plate-formes marchandes
La photo numérique
à l'assaut des linéaires
 
Filières, carrières, salaires…






Enseigne recherche vendeurs ! Un leitmotiv qui tend à disparaître ? Peut-être les opportunités d'évoluer se multiplient à condition de mettre les chances de son côté.
 
"La grande distribution recherche des spécialistes, et des diplômés à fort potentiel", explique Marie-Aude Briard, directrice associée du cabinet de recrutement ABCD+, qui réalise quelque 250 recrutements par an, du chef de rayon
au directeur d'hypermarché.

Comment évoluent les métiers de la vente ?
Marie-Aude Briard :
La qualité et la diversification sont désormais des composantes-clés. La première implique
une plus forte spécialisation "produit". Les jeunes recrues démarrent adjoints chefs de rayon, justement pour acquérir cette connaissance approfondie de leur rayon.
Il leur est difficile d'avoir ensuite accès à une autre famille de produits. Sauf pour les forts potentiels appelés à des postes de direction qui ont besoin d'avoir une vision transversale
du point de vente !
La diversification est une autre composante, liée à la création d'espaces dédiés : bijouterie, librairie, musique, parapharmacie, articles de sport… Pour ces boutiques, les enseignes souhaitent des profils très particuliers, presque atypiques. Les ingénieurs, les littéraires… ont désormais des places à prendre sur ce secteur. À condition qu'ils soient aussi vendeurs, gestionnaires, et bons managers ! D'une manière générale, le niveau de diplôme requis s'élève.

Les jeunes diplômés issus d'écoles de commerce
vont-ils aujourd'hui spontanément vers la distribution ?

On sent une évolution… La distribution change d'image. C'est aussi aujourd'hui un des rares secteurs capable d'offrir des évolutions de carrières et de salaires très rapides.
Un candidat motivé peut être embauché comme adjoint chef de rayon à 24 ans et propulsé directeur d'hypermarché à trente ans… Il faut savoir que les enseignes font des efforts considérables pour attirer et fidéliser ces diplômés :
le contenu des postes de chefs de rayon s'est considérablement enrichi, les salaires ont augmenté et les conditions de travail (jours de repos, congés…) ont été améliorées pour mieux préserver la vie privée de chacun.

Que recherchent les enseignes ?
Des vendeurs qui soient aussi d'excellents gestionnaires. Aujourd'hui, il faut savoir augmenter le chiffre d'affaires, gérer des stocks en flux tendus, avoir des dispositions pour le management (motivation des équipes, gestion du planning
du personnel…) et être un homme ou une femme de communication. Un point de vente, c'est une entreprise
à part entière.

Existe-t-il des rayons qui n'attirent pas les candidats ?
Les produits frais posent problème, on a du mal à trouver des candidats prêts à être dans leur rayon dès cinq heures du matin. Du coup, il y a une surenchère des enseignes. On voit des chefs poissonniers payés sur 19 mois avec des salaires de 15 à 20 000 francs. On manque également de candidats sur les produits technologiques, - ordinateurs, imprimantes, téléphonie mobile… -, encore "jeunes" en grandes surfaces généralistes.

Propos recueillis par Florence Elman



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