Bien
que le métier de vendeur soit accessible aux
"peu diplômés", la pénurie est chronique… En pratique, ce sont 80 000
à 100 000 professionnels supplémentaires qui seraient nécessaires
par an, tous niveaux confondus,
du CAP aux écoles de commerce les plus prestigieuses.
Le niveau bac pour plus de la moitié des recrutements
Aujourd'hui, 55 % des recrutements se font au niveau bac, voire moins.
Preuve en est, Rank
Xerox examine toutes les candidatures de bac à bac + 5. Autre
élément déterminant :
la personnalité. Dans la décision finale d'embauche, elle pèse autant
que le diplôme. Côté orientation, les bacs "Action
et communication commerciales" ou "Comptabilité-Gestion" demeurent
les plus adaptés : ils débouchent sur des BTS "Action commerciale",
"Force de vente", "Commerce international" et "Technico-commercial",
ou sur
le DUT "Techniques de commercialisation".
Au programme de ces formations courtes (deux ans),
du marketing, un apprentissage des techniques de négociation, des
cas pratiques et de nombreux stages…
Des formations pratiques et valorisantes
Les Instituts de force de vente ou de promotion commerciale, créés
par les Chambres
de Commerce et d'Industrie, prodiguent ces formations rapidement
opérationnelles
et bien cotées dans ce domaine.
Néanmoins, l'insertion des bacs + 2 reste à nuancer en raison
de la concurrence des bacs + 4 qui décrochent les postes
les plus évolutifs. C'est le cas de la nouvelle génération de chefs
de rayon Auchan
et Décathlon
amenés à évoluer vers
des fonctions de chef de secteur, directeur de magasins, etc. Autre
stratégie : la formation interne. Chez IBM
ou Canon,
il est de mise de passer par les écoles de ventes "maison" fort valorisantes
sur un curriculum vitæ.
Noémie Ponsort
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