Dossier : Les métiers de la vente  

Made in Sport en forme olympique
Mr Bricolage se met en huit pour séduire toutes les femmes

Pierre-Louis Criqui :
"Au royaume de la vente,
le client est toujours roi"
L'inspecteur Cetelem au service du client
La situation de la France
Les dépenses des Français

Introduction
1 Chacun cherche
sa formation

2 Rémunérations : avantages
ou salaire ?

3 Carrières… suivez les modes d'emploi

Les clients Boulanger
ont droit à la parole

Coup de jeune pour Damart
Botanic : le bonheur est dans le jardin…
Les vrais enjeux logistiques des plate-formes marchandes
La photo numérique
à l'assaut des linéaires
 





Les métiers de la vente impliquent humilité et modestie…
Un vendeur débute en bas de l'échelle et fait ses preuves
sur le terrain ! S'il est encore en course au bout de quelques mois, c'est qu'il a du potentiel.

Le terrain, un passage obligatoire pour réussir
Une règle du jeu appliquée à tous les jeunes candidats,
quel que soit leur niveau de diplôme… Avec plus ou moins de succès auprès des bac + 4 et bac + 5 embauchés au départ comme adjoints d'un chef de rayon ou même simples vendeurs.
Pourtant, la patience est à coup sûr payée de retour : les plus brillants se retrouvent chefs de rayon au bout de six mois à un an, responsables de département dans les trois à quatre ans, et pourquoi pas directeur de magasin à vingt-huit ou trente ans… Avec un salaire de l'ordre de 500 KF.

Mobilité et maîtrise de l'anglais, deux atouts majeurs
La démarche a plusieurs avantages : elle permet à la jeune recrue de se frotter aux réalités du terrain et de vérifier
qu'elle se sent bien dans l'univers de la distribution.
L'enseigne, de son côté, teste la souplesse, l'adaptabilité
et le potentiel du candidat. Les meilleurs se verront très vite proposer un plan de carrière attrayant. Ils doivent donc intégrer dès le départ la notion de mobilité dans leur évolution de parcours. Une clause qui figure désormais sur tous les contrats Carrefour, Auchan...
"Celui qui accepte de déménager tous les deux à trois ans, puis de partir sur un point de vente à l'étranger, s'ouvre des perspectives intéressantes, indique le cabinet de recrutement ABCD+, à terme il peut devenir superviseur, directeur international…"
À condition bien sûr de maîtriser parfaitement l'anglais
et éventuellement une autre langue.

Les enseignes multiplient les opportunités en interne
Pas question de laisser partir un bon vendeur ! On trouve toujours quelque chose à lui proposer au sein du groupe s'il est mobile et prêt à suivre des formations complémentaires.
L'Institut de Formation d'Excellence, organisme interne à Auchan, reconnu par l'État, dispose d'une palette de plus
de 150 modules recouvrant l'ensemble des métiers de l'hypermarché. Les managers confirmés partant sur des points de vente à l'étranger y passent quelques semaines pour préparer leur intégration dans le pays d'accueil, les chefs de rayon débutants quant à eux sont formés durant six mois par l'École des Managers. On ne les appelle plus "chefs de rayon", mais "managers opérationnels". Une nuance valorisante qui répond mieux aux responsabilités du poste. La distribution joue à fond la carte de la promotion interne et s'en donne les moyens.

Responsabiliser les plus jeunes, une volonté affichée
Selon l'Apec, 4 750 salariés ont été promus au rang de cadres dans la distribution en 1998, soit 43 % de l'ensemble des postes pourvus. Preuve que l'on cherche d'abord son bonheur dans le vivier interne. Une démarche confirmée par Phone House, qui emploie 230 conseillers commerciaux. "Entre avril et juillet, 10 % de l'effectif magasins s'est vu proposer un poste de niveau supérieur… Pour nous, la promotion rapide est un levier de fidélisation", mentionne le service Ressources humaines.
Autre avantage proposé par la grande distribution : être associé très jeune à des décisions stratégiques.
Ainsi, les responsables de secteurs sont-ils fréquemment membres du comité de direction, ajoutant à leur mission initiale de management, celle de stratège.

Des débouchés pour des métiers différents
En pleine expansion, les enseignes spécialisées sont demandeuses de cadres jeunes, mais également de managers confirmés aux profils parfois atypiques.
Directeur d'espace optique - opticien et homme de contact -, responsable de centre auto - rompu au monde automobile et gestionnaire hors pair -, chef de rayon tennis ou ski - sportif ayant du recul sur les produits -, ou encore spécialiste des nouvelles technologies - informaticien de haut vol et doté
d'un vrai sens relationnel -… Les nouveaux profils sont très courtisés par les enseignes.

Priorité à l'écoute et au contact avec le client
Cette distribution "nouvelle génération" opère sa double révolution. Elle ouvre ses portes à des candidats peu tournés jusqu'ici vers la distribution et, parallèlement, elle redéfinit ses métiers les plus traditionnels.
Ainsi il ne s'agit plus seulement pour le vendeur de faire du volume, mais de privilégier l'écoute et le contact avec le client. Les compétences d'animation commerciale et de management font aujourd'hui la différence entre les candidats.

Florence Elman



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