Atouts Cetelem 

Sephora vire au blanc new age
Le design vu par Wu', l'avant-garde avant tout !

Lucie Tortel :
"Centres commerciaux, des sites multiusages"
L'Observateur 2001 :
reprise ou fin de crise ?

Question à :
des régions et des hommes
Consommation des ménages
L'activité commerciale

Introduction
1 Le renouveau des centres-villes
2 "Il y a toujours une place pour
les enseignes performantes !"

3 Architecture, la griffe
des plus grands

4 Les centres commerciaux de périphérie s'orientent vers le divertissement et le loisir
5 L'époque des châteaux
en Espagne ?

Château d'Ax met
le salon à l'heure du Web

Waterair se jette à l'eau
L'univers du sommeil
joue la franchise
Rentabiliser un site à tout prix
La "glisse attitude" débarque tout schuss
 
Question à
Des régions et des hommes…
Catherine Sainz,
directeur des études au Cetelem, se penche pour la première fois, dans L'Observateur Cetelem, sur les opinions et les comportements des consommateurs sur un plan régional.

Pourquoi, cette année, vous êtes-vous tout particulièrement intéressée à l'aspect régional ?
Catherine Sainz : Face à l'européanisation et à la mondialisation, les Français deviennent de plus en plus attachés à leur région. Ils se sentent à la fois européens et d'une région en particulier, peut-être au détriment du sentiment d'appartenance nationale.

Pouvez-vous résumer les tendances de chaque région ?
Oui. En Île-de-France, les consommateurs sont plus émancipés. Dans la région Sud-Est, ils sont pragmatiques et exigeants, attachés aux caractéristiques premières des produits. Dans le Nord, on note une consommation plus retenue,marquée par la mémoire de crise. Dans l'Est, les consommateurs sont à la fois "libérés"et en attente de réassurance. Dans le Sud-Ouest, les consommateurs affichent une attitude distanciée à l'égard de la consommation. Les consommateurs du centre de la France valorisent davantage les aspects de services. Dans l'Ouest, les consommateurs s'engagent de manière plus confiante en conservant des habitudes d'achat prudentes et traditionnelles.
Dans un climat d'embellie économique, "L'Observateur 2001" nous révèle l'évolution des attitudes et des comportements des consommateurs-citoyens au niveau national.
 
Dans un contexte où la question de la reprise suscite autant l'intérêt qu'elle réclame la prudence, L'Observateur Cetelem 2001 se place en position d'écoute du discours des consommateurs et des marchands.
"Le propos de l'édition 2001, confirme Catherine Sainz - directeur des études au Cetelem -, est d'apporter à ses lecteurs un temps de réflexion sur le temps qui court, non pas de le prédire mais de s'y inscrire pour agir ; non pas d'en figurer le cheminement linéaire, mais d'identifier certains jalons qui pourraient le baliser.

Comment se présente L'Observateur Cetelem 2001 ?
Catherine Sainz : Sous le titre "Reprise ou fin de crise ? Les nouveaux horizons de la consommation", L'Observateur se compose de quatre parties : "Reprise ou fin de crise ? L'entre-deux" ; "Consommation : la renaissance du désir d'achat" ; "Relation marchande : le temps de la réconciliation" ; "Des régions et des hommes".

A-t-on affaire à une reprise ou à une fin de crise ?
Face à la question posée de "la perception de la reprise", on observe un premier mouvement de rétractation. Considérés sur un autre versant, les propos des consommateurs et des marchands font clairement percevoir l'inscription de la reprise dans les faits et son rejaillissement sur les comportements.
Autant le discours de rétractation s'affiche en façade, autant les manifestations de la reprise se discernent en profondeur.
La reprise est donc bien mise à distance. Non parce que l'on n'y croit pas, mais précisément parce que l'on veut y croire.
La nommer sans précaution pourrait l'effaroucher. Le consommateur-citoyen tient une position ambiguë proche de la superstition. Il n'ose appeler l'objet de son désir de peur de le perdre.

Et la notion de fin de crise ?
L'impression dominante reste celle d'une fin de crise et non pas d'une reprise qui laisse entendre un mouvement généralisé et durable.
La crédibilité de la reprise est mise en doute parce qu'elle paraît trop dépendre de facteurs nouveaux et non maîtrisables (ouverture des échanges commerciaux, arrivée des nouvelles technologies, réaménagement du temps de travail…).
L'aveu d'une reprise dépend de l'âge et de la situation socio-professionnelle des individus. Quelques-uns semblent être au cœur du mouvement, d'autres s'en ressentent exclus, d'autres, enfin, distinguent les contours sans en percevoir ni en recueillir les effets positifs.

Assiste-t-on réellement à la renaissance du désir d'achat ?
Alors que la reprise n'est pas encore entièrement admise, les consommateurs manifestent une plus grande confiance en l'avenir : cela se traduit, entre autres, par un regain notable du désir de consommer.
Si certaines habitudes de consommation acquises durant la période de crise demeurent bien présentes, on assiste à de profonds changements dans la consommation et dans les ressorts de l'acte d'achat.

Quels actes d'achat caractérisent aujourd'hui le consommateur ?
À l'image même de la position du consommateur face à la reprise, ses comportements d'achat sont empreints de dualité. Il s'autorise désormais la recherche d'un équilibre entre raison et passion. Il ne renonce ni au plaisir, ni à la raison, mais tâche de les inscrire dans un projet de vie reproduisant "les valeurs dites de la bourgeoisie".

Entre clients et marchands, c'est le temps de la réconciliation…
Quel que soit le degré d'avancement du consommateur dans un retour à la consommation, de grands axes d'attentes sont perceptibles sur lesquels peut et doit s'appuyer la relation marchande.
Si certaines lignes sont déjà connues, elles demeurent des clefs de la réussite commerciale.
Au-delà des constantes, d'autres niveaux d'attente progressent, ouvrant le champ de nouvelles opportunités pour les marchands.
Elles constituent des facteurs de dynamisation et sollicitent chez les "offreurs" inventivité, adaptation, excellence mais aussi éthique.

Peut-on considérer que la reprise s'inscrit désormais dans la durée ?
La reprise est peut-être une manifestation ponctuelle d'un courant de renaissance plus profond.
C'est sur cette idée d'un "mieux-être en devenir" que les consommateurs et les marchands posent les bases d'un modus vivendi enfin réconcilié.

Propos recueillis par Véronique Le Hen