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Divertir pour vendre
Telle est la finalité du fun shopping ! Place au
magasin qui, au-delà des produits, attire par son esthétique,
ses services, son originalité.
En France, le fun shopping émerge tout juste, sous la
pression concurrentielle de l'e-commerce. Ainsi, par exemple,
Etam promet
à ses clientes parisiennes un espace de 3 500 m2,
"véritable temple de la féminité"
ouvert sur la "beauté et le bien-être",
où restaurants à thème, salon de coiffure
et de massage, garderie pour les enfants, "défilés
de mode" viendront compléter l'offre "traditionnelle"
de vêtements et de lingerie.
Des services qui rendront la consommatrice plus captive. En
effet, si elle reste vingt minutes dans une boutique "normale",
elle est prête à passer une demi-journée,
voire la journée entière dans une enseigne "fun".
Même démarche chez Madelios,
place de la Madeleine, où l'homme ne ressort pas du magasin
simplement habillé, mais aussi rasé, manucuré,
bichonné
Finalité marketing : fidéliser
en prodiguant émotions et plaisir.
Le client veut devenir "acteur de sa consommation"
Demain, nous serons certainement de plus en plus nombreux à
remplir notre caddy via Internet.
Pour contrebalancer cette tendance croissante, les enseignes
imaginent aujourd'hui une relation plus émotionnelle,
plus affective avec leurs clients. Le point de vente devient
"un espace de désirs".
Un pas amorcé par Décathlon
dans ses points de vente de Saint-Denis et Mulhouse
Le
premier est équipé d'espaces "tests"
(mur d'escalade, parcours santé, practice de golf
).
Le second propose une surface de vente de 4 000 m2
implantée sur un domaine de 30 hectares (terrain de sport,
étang, gymnase
).
Le consommateur peut ainsi essayer son futur équipement
en conditions réelles et accède à une nouvelle
exigence : "être acteur de sa consommation".
Sport ou nature
la réussite passe par le rêve
Sport, mer, santé
des thèmes en vogue qu'il
suffit parfois de conjuguer sur un mode différent pour
attirer le consommateur. Ainsi, les "cafés sportifs"
nouvelle vague vont dans ce sens. Écrans géants,
journaux, livres, événementiels, déco "sport"
au Café des Sports à Bordeaux, mais aussi courts
de squash, badminton et sauna au Bad's à Lyon
La fréquentation dépasse les espérances.
Du coup Mac Do tente le coup à Martigues. Comptoir "piscine",
allées "athlétisme", tables "bateau"
pourraient bien changer le goût du hamburger.
Les univers thématiques, la nature avec Nature & Découvertes,
la mer avec Le
Phare de la Baleine, Pleine
Mer ou Nature Marine
préfigurent le développement
d'un fun shopping qui privilégie aussi le rêve.
A quand les atolls déserts et les sommets enneigés
entre la lessive et la chemise ?
Florence
Elman
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Petit
lexique
6
mots pour
être tendance
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Fashion : littéralement traduit
par "mode", ce terme anglo-saxon est employé
pour exprimer ce qui est à la mode et ce
qui, à travers vêtements et objets,
la reflète à un moment donné.
Trendy : de l'anglais trend : "tendance".
S'emploie pour désigner un courant et, au-delà,
une façon d'être dans l'air du temps.
Hype : anglo-saxon (encore !).
Ce diminutif d'"hyper" est employé
pour définir le lancement d'un produit à
grand renfort de publicité. Plus généralement,
il désigne la musique, la photo, le graphisme,
la mode
les plus en pointe.
Attention, on est "hype" quinze jours,
après il faut se renouveler !
Feng Shui : art d'Extrême-Orient pratiqué
depuis des millénaires, basé sur l'interaction
de l'environnement (maison, couleurs, jardin, etc.)
sur le bien-être et la santé personnels.
Il vise à rétablir un équilibre
en harmonisant "l'énergie universelle"
dans le cadre de vie.
Yourting : du russe "jorta" (yourte).
Tente ronde en feutre utilisée par les nomades
dans les steppes d'Asie centrale. Le yourting traduit
le retour des valeurs centrées autour du
foyer (repas conviviaux, réunions amicales,
familiales
) dans un environnement chaleureux
(tapis, feu de bois
). "Yourte sweet yourte"
en quelque sorte !
Bobos : contraction de "bohémiens"
et de "bourgeois", les bobos sont le résultat
de deux courants : les quinquagénaires
qui, après avoir connu (et parfois fait !)
Mai 68, ont réussi socialement et, la webgénération
qui s'est enrichie à toute vitesse grâce
à Internet.
Bien que socialement aisées, ces deux catégories
refusent les codes de la bourgeoisie et entretiennent
une "liberté" bohémienne
: ils s'habillent chic mais sans cravate, achètent
des objets de créateurs, sont adeptes du
"yourting" ou du "Feng Shui"
Mais ne sont déjà plus "hype" ! |
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