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Beauté, ordre,
volupté, opulence, immoralité
Chacun apprécie
le luxe et la mode selon sa personnalité. Avec le retour
à la prospérité, ils deviennent, plus que
jamais, un moyen de s'afficher haut
et cher.
Un état d'esprit plus qu'un statut social
Que véhiculent vraiment le luxe et la mode aujourd'hui
? Pour Marie Casel-Douezy, conseillère en image, "le
luxe, en abandonnant ses lettres de richesse, est devenu un
état d'esprit. Il se porte avec une décontraction
empreinte de simplicité. Minimalisé, jouant l'indifférence,
l'objet luxueux est choisi pour le seul agrément de son
propriétaire, et non plus pour impressionner ses interlocuteurs
".
Un courant qui profite aux marques françaises. En effet,
si le marché mondial du luxe (haute couture, parfums
et accessoires) est estimé à quelque 60 milliards
de dollars, les marques françaises détiennent
plus de 40 % du marché, suivies par les marques
italiennes.
Concentration et distribution exclusive :
les clés de la survie
Depuis 1999, ce secteur connaît, une accélération
du mouvement de concentration due à l'accroissement des
capitaux employés sur ce marché, et en particulier
dans la distribution.
Pour Virginie Tibloux-Galas qui est pan european analyst
in luxury goods, "l'expansion du réseau de distribution
exclusif et exploité en direct, initiée au début
des années quatre-vingt-dix par les marques leaders,
est devenue une nécessité pour les marques secondaires.
Ces dernières sont désormais confrontées
à la nécessité de suivre et d'accroître
également la visibilité de leur marque auprès
du consommateur, sous peine de se laisser distancer".
Une réussite qui sera au rendez-vous à condition
de pouvoir "contrôler son réseau de vente,
ouvrir de nouvelles boutiques aux adresses soigneusement sélectionnées,
gérer l'image de sa marque, assurer la logistique d'un
circuit de vente
", précise Serge Weinberg,
président du directoire de Pinault-Printemps-Redoute.
L'art de se diversifier sans se vulgariser
Pour répondre aux impératifs du commerce, le luxe
doit être capable de capter une nouvelle clientèle
tout en respectant celle acquise. En bref, se diversifier sans
se vulgariser.
LVMH, Hermès,
Richemont
ont réussi à franchir le cap de la distribution
élitiste pour aller vers une distribution plus large
en respectant ces éléments.
Ainsi, l'activité d'Hermès a connu une croissance
de 25 % en 2000, et le pôle mode et maroquinerie
de LVMH (Louis Vuitton,
Céline et Loewe),
une croissance de 27 %. Les premiers chiffres de 2001 confirment
cette croissance...
Véronique
Le Hen |
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Petit
lexique
6
mots pour
être tendance
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Fashion : littéralement traduit
par "mode", ce terme anglo-saxon est employé
pour exprimer ce qui est à la mode et ce
qui, à travers vêtements et objets,
la reflète à un moment donné.
Trendy : de l'anglais trend : "tendance".
S'emploie pour désigner un courant et, au-delà,
une façon d'être dans l'air du temps.
Hype : anglo-saxon (encore !).
Ce diminutif d'"hyper" est employé
pour définir le lancement d'un produit à
grand renfort de publicité. Plus généralement,
il désigne la musique, la photo, le graphisme,
la mode
les plus en pointe.
Attention, on est "hype" quinze jours,
après il faut se renouveler !
Feng Shui : art d'Extrême-Orient pratiqué
depuis des millénaires, basé sur l'interaction
de l'environnement (maison, couleurs, jardin, etc.)
sur le bien-être et la santé personnels.
Il vise à rétablir un équilibre
en harmonisant "l'énergie universelle"
dans le cadre de vie.
Yourting : du russe "jorta" (yourte).
Tente ronde en feutre utilisée par les nomades
dans les steppes d'Asie centrale. Le yourting traduit
le retour des valeurs centrées autour du
foyer (repas conviviaux, réunions amicales,
familiales
) dans un environnement chaleureux
(tapis, feu de bois
). "Yourte sweet yourte"
en quelque sorte !
Bobos : contraction de "bohémiens"
et de "bourgeois", les bobos sont le résultat
de deux courants : les quinquagénaires
qui, après avoir connu (et parfois fait !)
Mai 68, ont réussi socialement et, la webgénération
qui s'est enrichie à toute vitesse grâce
à Internet.
Bien que socialement aisées, ces deux catégories
refusent les codes de la bourgeoisie et entretiennent
une "liberté" bohémienne
: ils s'habillent chic mais sans cravate, achètent
des objets de créateurs, sont adeptes du
"yourting" ou du "Feng Shui"
Mais ne sont déjà plus "hype" ! |
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