Dossier : Être tendance ou ne pas être !  
Oxybul prend les enfants au sérieux
eKoopon propose
des réductions réelles pour
le commerce virtuel

BodyOne met la lingerie
à nu !
Didier Burgaud :
“Fidélisez vos talents comme
vos clients !”
Crise ou reprise… l’Observateur Cetelem poursuit son analyse
Consommation
des ménages

L'activité commerciale
Introduction : Interview de Dominique Cuvillier
“Fun shopping” :
le plaisir avant tout…
Les créateurs à l’assaut des linéaires
Mode et luxe :
l’art subtil de la tendance sans vulgarisation
Zen : le look à défaut de philosophie
L’homme, un marché qui
fait mâle !
Marionnaud ou… le parfum du succès
Du Pareil Au Même :
des prix pour les petits

Maxiam joue la synergie des marques
E-mailing : vieilles recettes pour nouvelles technologies !
Le bébé consomme…
sans regarder les prix !
 
Beauté, ordre, volupté, opulence, immoralité… Chacun apprécie le luxe et la mode selon sa personnalité. Avec le retour à la prospérité, ils deviennent, plus que jamais, un moyen de s'afficher haut… et cher.

Un état d'esprit plus qu'un statut social
Que véhiculent vraiment le luxe et la mode aujourd'hui ? Pour Marie Casel-Douezy, conseillère en image, "le luxe, en abandonnant ses lettres de richesse, est devenu un état d'esprit. Il se porte avec une décontraction empreinte de simplicité. Minimalisé, jouant l'indifférence, l'objet luxueux est choisi pour le seul agrément de son propriétaire, et non plus pour impressionner ses interlocuteurs…".
Un courant qui profite aux marques françaises. En effet, si le marché mondial du luxe (haute couture, parfums et accessoires) est estimé à quelque 60 milliards de dollars, les marques françaises détiennent plus de 40 % du marché, suivies par les marques italiennes.

Concentration et distribution exclusive :
les clés de la survie

Depuis 1999, ce secteur connaît, une accélération du mouvement de concentration due à l'accroissement des capitaux employés sur ce marché, et en particulier dans la distribution.
Pour Virginie Tibloux-Galas qui est pan european analyst in luxury goods, "l'expansion du réseau de distribution exclusif et exploité en direct, initiée au début des années quatre-vingt-dix par les marques leaders, est devenue une nécessité pour les marques secondaires. Ces dernières sont désormais confrontées à la nécessité de suivre et d'accroître également la visibilité de leur marque auprès du consommateur, sous peine de se laisser distancer".
Une réussite qui sera au rendez-vous à condition de pouvoir "contrôler son réseau de vente, ouvrir de nouvelles boutiques aux adresses soigneusement sélectionnées, gérer l'image de sa marque, assurer la logistique d'un circuit de vente…", précise Serge Weinberg, président du directoire de Pinault-Printemps-Redoute.

L'art de se diversifier sans se vulgariser
Pour répondre aux impératifs du commerce, le luxe doit être capable de capter une nouvelle clientèle tout en respectant celle acquise. En bref, se diversifier sans se vulgariser.
LVMH, Hermès, Richemont… ont réussi à franchir le cap de la distribution élitiste pour aller vers une distribution plus large en respectant ces éléments.
Ainsi, l'activité d'Hermès a connu une croissance de 25 % en 2000, et le pôle mode et maroquinerie de LVMH (Louis Vuitton, Céline et Loewe), une croissance de 27 %. Les premiers chiffres de 2001 confirment cette croissance...

Véronique Le Hen

Petit lexique
6 mots pour
être tendance
Fashion : littéralement traduit par "mode", ce terme anglo-saxon est employé pour exprimer ce qui est à la mode et ce qui, à travers vêtements et objets, la reflète à un moment donné.
Trendy : de l'anglais trend : "tendance". S'emploie pour désigner un courant et, au-delà,
une façon d'être dans l'air du temps.
Hype : anglo-saxon (encore !). Ce diminutif d'"hyper" est employé pour définir le lancement d'un produit à grand renfort de publicité. Plus généralement, il désigne la musique, la photo, le graphisme, la mode… les plus en pointe.
Attention, on est "hype" quinze jours, après il faut se renouveler !
Feng Shui : art d'Extrême-Orient pratiqué depuis des millénaires, basé sur l'interaction de l'environnement (maison, couleurs, jardin, etc.) sur le bien-être et la santé personnels. Il vise à rétablir un équilibre en harmonisant "l'énergie universelle" dans le cadre de vie.
Yourting : du russe "jorta" (yourte). Tente ronde en feutre utilisée par les nomades
dans les steppes d'Asie centrale. Le yourting traduit le retour des valeurs centrées autour du foyer (repas conviviaux, réunions amicales, familiales…) dans un environnement chaleureux (tapis, feu de bois…). "Yourte sweet yourte" en quelque sorte !
Bobos : contraction de "bohémiens" et de "bourgeois", les bobos sont le résultat de deux courants : les quinquagénaires qui, après avoir connu (et parfois fait !) Mai 68, ont réussi socialement et, la webgénération qui s'est enrichie à toute vitesse grâce à Internet.
Bien que socialement aisées, ces deux catégories refusent les codes de la bourgeoisie et entretiennent une "liberté" bohémienne : ils s'habillent chic mais sans cravate, achètent des objets de créateurs, sont adeptes du "yourting" ou du "Feng Shui"… Mais ne sont déjà plus "hype" !


Haut de la page