Dossier : Voici venir le règne des mégastores ! 
L'Art & la Matière, la déco
au naturel

Pour séduire plus, L'Homme Moderne se fait femme
Phildar se met à la mode !
Gontran Thüring :
"Les mégastores sont arrivés
à maturité !"
Cartes d'enseignes,
des plus pour les géants !
La situation de la France
Les dépenses des Français
Introduction
Des méthodes de gestion adaptées aux grands formats
Choisir des surfaces XXL pour attaquer les marchés concurrentiels
"Atlas : plus grand donc plus compétitif !"
Meubles et outils, l'exception allemande
Le "flagship"…
ou l'exemple par la taille
The Athlete's Foot avance à grands pas avec les ados !
Gateway à la conquête du monde sur mesure
Espace Émeraude cultive bien son jardin
Labels et assurances…
pour des clients plus en confiance
La chaussure de sport
se dope à la mode !
 
Plus grand, plus beau, plus fort… pour devenir incontournable. La stratégie du "méga" fait de plus en plus d'adeptes parmi les enseignes, malgré le montant des investissements.

Nouveau concept, nouveau format, nouvelle offre…
les mégastores bousculent pratiques commerciales et habitudes d'achat. "Le consommateur d'aujourd'hui a besoin de se retrouver dans un espace de grande dimension dans lequel il se sent à l'aise, avec beaucoup de choix et de liberté. Parallèlement, les enseignes ont contribué à embrigader le consommateur dans un style de vie dans lequel il peut trouver tout ce qu'il souhaite. C'est ça, le concept du mégastore !", souligne Gontran Thüring, directeur commercial à la Ségécé.

Montrer la richesse de l'offre
Lancée par Virgin à la fin des années 80, cette nouvelle génération de magasins, qui ne ressemble ni aux "hangars" de périphérie, ni aux grands magasins, connaît un réel succès : toutes les enseignes veulent leur géant. Adidas est dans le ton avec l'ouverture en février dernier, rue de Rivoli, d'un véritable "paquebot". Trois étages, 1 600 m2 de surface de vente, 25 000 références...
Son objectif : concentrer l'offre et la diversité de la marque aux trois bandes en un seul et même lieu. Une richesse que les "corners Adidas" implantés dans les grandes enseignes ne peuvent révéler...

Rentabiliser l'investissement
S'il s'agit bien, pour la deuxième marque mondiale d'articles de sport, de "faire de l'image", pas question de négliger la rentabilité. Le retour sur investissement est prévu sur cinq ans.
Même objectif chez Gap pour le magasin des Champs-Élysées (1 700 m2 ) qui doit supporter un loyer annuel de 14 millions de francs ! Selon les professionnels, le grand format est rentable pour une enseigne monomarque, et plus difficile pour les chaînes multimarques à faible marge. "En doublant la surface, on fait plus que doubler le chiffre d'affaires", affirme-t-on chez Benetton.

Augmenter le panier moyen

À Londres, Zara (2 500 m2) s'est fixé un objectif de 60 000 francs de chiffre d'affaires au mètre carré. Plus le magasin est grand, plus le trafic est important... Et lorsque les clients passent à la caisse, le panier moyen est plus élevé que dans les boutiques traditionnelles. Seul frein à cette montée en puissance des mégastores : la pénurie de surfaces en centre-ville et la surenchère immobilière.

Florence Elman

Les chiffres
Des surfaces revues à la hausse
Rénover, agrandir, dénicher de belles surfaces en centre-ville ou dans les centres commerciaux... L'heure est au grignotage des mètres carrés. Entre 1998 et 2000, le nombre de points de vente "sport" de l'Hexagone est passé de 1 710 à 2 105.
La surface moyenne des derniers-nés (année 2000) est de 847 m2 pour 603 m2 sur l'ensemble du parc. Idem pour les jardineries et le prêt-à-porter : les derniers crus affichent une surface moyenne respective de 4 065 m2 (1 000 m2 de plus que la moyenne des 1 078 magasins existants) et de 1 128 m2 (contre 1 065 m2 sur 1 056 points de vente).


Haut de la page