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L'accompagnement
terrain met
les partenaires
en confiance
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Pour Conforama à Taïwan, Cetelem a traduit les PLV françaises en chinois.
Il sagissait de convaincre les chefs de rayon locaux
de lintérêt de la mensualisation des
biens. Dans les pays asiatiques, la notion de crédit
nest pas bien connue et maîtrisée.
Traduites dans leur langue, les publicités sont
devenues plus parlantes et plus concrètes. Une
autre forme de soutien aux entreprises françaises
passe par la présence, dans la filiale du Cetelem,
dune personne parlant le français et la langue
du pays.
Le partenaire qui arrive à létranger
est soulagé de trouver quelquun qui parle
sa langue et lui facilite ainsi son implantation. |
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Une
des stratégies de Cetelem
consiste à permettre à ses partenaires distributeurs
de sinstaller à létranger.
Comment Cetelem les accompagne-t-il ? Que met-il à leur
disposition ? Les réponses de Jean-Michel Stourdzé,
directeur adjoint à la direction internationale de Cetelem.
Quels types de services proposez-vous à vos partenaires
français qui sinstallent à létranger ?
Jean-Michel Stourdzé : Cetelem leur apporte le
crédit qui devient un moyen de vendre plutôt quun
moyen de payer.
En effet, la mise en scène de produits accompagnés dune
offre de crédit attire les consommateurs.
Le distributeur qui simplante à létranger,
a souvent beaucoup de tâches à effectuer. En nous confiant
le crédit, il se dégage du temps pour soccuper
dautres domaines.
Vous jouez donc un rôle de conseil ?
Je préfère dire que nous partageons nos expériences
avec nos partenaires. Cetelem possède des connaissances et
a réalisé des études sur de nombreux pays. Nous
sommes implantés en Argentine, en Pologne, à Taïwan,
en Corée du Sud, au Brésil, en Allemagne, en Belgique...
Nous avons détecté, pour chacun de ces pays, leurs points
faibles et forts, les zones géographiques qui marchent et celles
qui ne génèrent aucun trafic commercial... Notre rôle
consiste à informer les distributeurs qui le désirent.
Quels sont les principaux dangers auxquels les entreprises françaises
peuvent se trouver confrontées ?
Les pays qui présentent le plus de difficultés, restent
les pays asiatiques. Il y a tout dabord le problème de
la langue.
Ensuite, le mode de vie, la mentalité et les coutumes sont
très différents des nôtres.
De plus, nous avons souvent affaire à une économie parallèle
qui peut nous paraître en tant quEuropéens
illégale. Elle correspond aux habitudes de vie de ces pays :
vendeurs ambulants, étals en face de magasins importants...
Nous expliquons ces particularismes à nos partenaires et nous
leur indiquons les endroits les plus sensibles. Parfois aussi, nous
les informons sur les cas de fraudes les plus organisées (fausses
cartes de crédit...).
Existe-t-il des pays plus faciles ?
Bien sûr. LEurope du Sud est assez identique à
la France et il est aisé de sy implanter. LEurope
du Nord présente davantage de difficultés car les mentalités
diffèrent.
Ainsi, en Allemagne, le crédit distribué sur le lieu
de vente est quasi inexistant. Le consommateur allemand est habitué
à demander un découvert à sa banque.
Globalement, nous avons plusieurs exemples dentreprises françaises
qui réussissent très bien à létranger.
Je pense, notamment, à Conforama
en Espagne, à Carrefour
au Brésil, en Pologne, à Taïwan, en Chine...
Au-delà de ce partage dexpériences, Cetelem
donne des outils et des moyens concrets à ses partenaires ?
Oui. Par exemple, en France, tous nos clients possèdent un
compte en banque sur lequel nous pouvons prélever les mensualités.
En Argentine, ce nest pas le cas. Souvent, les personnes viennent
payer directement dans les magasins. Pour éviter lengorgement
des caisses crédit en début de mois, Cetelem a passé
des accords avec les banques et les organismes spécialisés
pour que ces dépôts seffectuent facilement.
Pour Carrefour en Pologne, nous avons créé un logiciel,
en polonais, qui permet de faire la mise à jour des étiquettes
crédit.
Le vendeur peut imprimer directement le prix du produit et le montant
de la mensualisation, le tout en polonais. Cet outil a permis de sensibiliser
les vendeurs au crédit.
Plus globalement, Cetelem prend en charge la formation des vendeurs
au crédit mais aussi à la vente.
En résumé, quelles sont, daprès vous,
les clés du succès dune implantation à
létranger ?
Lenseigne doit présenter un concept clair, développer
un côté français, mais à bon escient, rester
dans les prix locaux, former ses vendeurs à la culture de lentreprise,
sans oublier de respecter la couleur locale et, dans certains pays,
inculquer lesprit de vente. La réussite passe aussi par
un minimum dapprentissage dans la langue du pays.
Propos
recueillis par Véronique Le Hen
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