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www.interflora.com, pour sa logistique, s’appuie sur un réseau de commerçants déjà bien établis.
Pour la clientèle internationale, www.atoutprovence.com propose plusieurs modes
de paiements.

Paiement
Bibit favorise l'exportation
“Bibit se positionne comme un PSP, c'est-à-dire un Payement Service Provider”, explique Christophe Durand, PDG de la filiale française de cette société hollandaise. “Nous assurons le back-office financier à l'international, qui permet à des commerçants d'exporter.
Dès que le client clique sur "paiement", nous prenons en charge les flux financiers et les liens avec les institutions financières, dans 120 monnaies et 12 langues, avec 60 moyens de paiement (ndlr : dont très prochainement la carte Aurore).
Le commerçant est ainsi déchargé non seulement du traitement proprement dit de la transaction, mais aussi des aspects "culturels" de celle-ci, puisque les écrans de gestion de la transaction sont également ceux de Bibit, qui s'intègrent dans le site visité, qui transmet en fin de course les éléments nécessaires (coordonnées du client, adresse de livraison, mode de paiement, etc.).
Tout cela, conclut Christophe Durand, peut se faire sans forcément avoir à créer une filiale ou à être présent sur place. Il est donc possible d'attaquer des marchés à moindres frais.”
www.bibit.com
Grâce à la liberté de circulation des marchandises à l’intérieur de l’Union européenne, Internet peut permettre à une enseigne française de réaliser des ventes vers l’étranger – et accélérer les ventes à l’export. Mais l’effort à faire n’est pas négligeable...

Penser marchés et logistique
Pour cibler de façon particulière les marchés européens, “il faut d’abord se demander s’il existe un marché, et ensuite si la logistique sera compliquée”, souligne Tristan Depauw, directeur du marketing de chateauOnline.
Les différences d’habitude de consommation et l’environnement concurrentiel doivent en effet amener à se poser très sérieusement la question d’une étude de marché, même si la souplesse d’Internet permet plus de réactivité.
Le problème de la logistique est plus ardu : les problèmes de livraison, entre autres, sont loin d’être virtuels. Les promesses en termes de temps et de coût d’acheminement faites en France seront-elles possible à tenir si le produit doit être livré à Vienne ou à Glasgow ? Pour un site comme Interflora – qui s’appuie sur un réseau de commerçants déjà bien établi – la réponse est oui. Mais est-ce le cas en l’absence d’un tel réseau ?

Des restrictions légales
“La gestion des ventes peut également devenir coûteuse en fonction des contraintes légales : gestion des flux financiers, achat de logiciels adaptés à cette gestion...”, explique Tristan Depauw, dont le site doit en plus tenir compte des législations restrictives en matière d’alcools, même à l’intérieur du marché unique.
Outre le respect de certaines règles (réglementation sur les alcools, label européen de sécurité, etc.), des contraintes légales peuvent parfois également amener à ouvrir un bureau commercial dans le pays cible, ce qui, là encore, n’est pas une tâche virtuelle.

Langues et moyens de paiement
Reste ensuite à traduire le site, ce qui n’est pas aussi facile qu’il y paraît. La traduction doit être linguistique, tenir compte des habitudes de consommation et des référents culturels du public sollicité.
"Last but not least", les moyens de paiement doivent être adaptés et les solutions multiples. Un site ne proposant aux Allemands qu’un paiement par carte de crédit risque de ne pas rencontrer le succès, ceux-ci étant plus habitués aux virements électroniques.
Il n’en reste pas moins que le commerce électronique offre de réels avantages de souplesse et de coûts, en matière d’exportation.
Avec l’avènement de l’euro, un obstacle de plus va très
bientôt disparaître...


Laurent Durasnel