Dossier : Les enseignes étrangères 
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S’implanter en France relève parfois du parcours de combattant. Mais cela n’arrête pas pour autant les enseignes étrangères...

Cabinet d’avocats franco-américain, Coudert Frères s’est spécialisé dans la clientèle d’affaires étrangère.
George T. Yates, avocat associé, nous fait partager son expérience sur les implantations internationales.

Coudert Frères possède une expérience française et américaine du droit des affaires...
Quelles sont les spécificités de ces pays ?
George T. Yates :
Aux États-Unis, on part du principe que la personne est de bonne foi. En France, tout le monde est suspect !
Une personne physique comme une entreprise souhaitant s’implanter en France doit subir un nombre important de contrôles. La rigueur, le manque de souplesse... peuvent apparaître décourageants pour des étrangers.

Concrètement, quelles sont les conséquences de ces législations ?
Une société étrangère qui souhaite créer une filiale française et nommer un président étranger, doit se procurer une carte de commerçant. C’est une procédure lourde qui peut durer des mois, voire des années... Et parfois, la carte n’est jamais délivrée !

La distribution rentre-t-elle dans un cadre juridique ?
La distribution subit les mêmes contrôles et les mêmes contraintes que les autres secteurs.
Cependant, les grandes chaînes de distribution peuvent être moins sensibles à toutes ces réglementations, parce qu’elles possèdent les moyens humains et financiers pour y faire face.

Existe-t-il une exception juridique française au sein de l’Europe ?
Bien sûr. C’est bien là le problème. Qu’il s’agisse de la France, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne... chaque pays conserve son propre droit. Aujourd’hui, nous sommes encore loin d’une législation unique en Europe qui faciliterait implantation et expansion.

Propos recueillis par Véronique Le Hen
Les chiffres
La France attire les investisseurs étrangers
Avec 35 359 emplois créés ou maintenus en France en 2000, les investissements étrangers marquent une hausse de 11,4 % par rapport aux résultats de 1999.
Cette augmentation traduit la position privilégiée de la France en tant que pays d’accueil pour les investissements étrangers.
Les 563 décisions d’investissements qui s’y rattachent marquent une progression de 26 % du nombre de projets par rapport à l’année précédente. En 2000, c’est l’accroissement du nombre de projets qui explique la progression des créations d’emplois.
Cette compétitivité s’explique par les performances constantes et stables de l'économie hexagonale, et par ses atouts structurels (qualité de la main-d’œuvre française, excellent niveau d’infrastructures...).


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