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Pour
le passage à l'euro, l'Observateur Cetelem met en perspective les comportements
des marchands et des consommateurs.
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Observateur
privilégié du commerce et de la distribution, l'Observateur Cetelem
a mis en place un outil d'analyse des comportements des consommateurs et des marchands
pour le passage à l'euro : le "Baromètre Euro". La première vague a été réalisée
en juin 2001*. Trois autres compléteront ce travail de suivi en octobre 2001,
février 2002 et juin 2002. Le passage à l'euro, plutôt perçu comme
un avantage Les consommateurs sont plutôt confiants pour le passage à
l'euro. Si un tiers des Français envisage le passage à l'euro de façon négative,
la confiance l'emporte sur le pessimisme pour 44 % des Français. Ce passage
se fera d'autant plus facilement que le climat général et donc le moral des Français
seront bons. Pourtant, deux principales inquiétudes noircissent le tableau. La
première concerne le "risque de se tromper en convertissant la monnaie" et, la
seconde, "la capacité à juger un prix en euro". Côté marchands, la perception
est comparable à celle des consommateurs. 43 % des commerçants expriment
plutôt de la confiance à l'égard du passage à l'euro, contre 36 % qui se
disent pessimistes. Les écarts de perception ne sont pas négligeables selon les
types de commerce. Ainsi, l'optimisme et la confiance priment plus qu'ailleurs
dans les hypermarchés et supermarchés et dans la vente à distance. Globalement,
les sujets d'inquiétude touchent prioritairement la gestion des doubles caisses
(pour 49 % des commerces), l'étiquetage (49 %), la fixation des prix
en euros (44 %), la relation clients (43 %)… Les files d'attente (18 %)
et la formation du personnel (17 %) viennent loin derrière.
Consommateurs ou marchands, tout le monde se sent prêt... Même s'ils
restent très "accros" au franc, les consommateurs estiment globalement avoir un
bon niveau d'information. Dans l'ensemble, les marchands se disent majoritairement
plutôt prêts, voire "tout à fait" prêts, au passage à l'euro… Mais à des degrés
divers selon les types de commerce et de manière inégale selon les domaines. Ainsi,
pour la monétique, plus des deux tiers des commerces se disent prêts. Dans ce
domaine, l'écart entre le petit commerce (71 %) et la vente à distance ou
la grande distribution (84 % et 82 %) reste faible. Avec 55 % des
commerces, le niveau de préparation pour l'informatique chute. La formation du
personnel enregistre quant à elle le plus faible niveau de préparation (51 %
des commerces) et, le petit commerce est largement devancé par la vente à distance
(72 %) et les hypermarchés (68 %) qui ont su anticiper. Chacun
anticipe le passage à l'euro à sa façon Plus de la moitié des consommateurs
craint une augmentation des prix (57 %)… Une crainte qui devrait se traduire
par une vigilance accrue de près de 70 % des Français à l'égard des commerçants.
Paradoxalement, la propension à fréquenter plus de magasins pour comparer les
prix (21 % des consommateurs) reste faible. Afin de rassurer les consommateurs,
les principales fédérations professionnelles de l'industrie et de la distribution
se sont engagées à ne pas augmenter les prix du 1er novembre 2001 au 31 mars 2002.
Dans les faits, les commerçants anticipent des changements de comportements de
leurs clients plus importants que les consommateurs eux-mêmes. Par exemple, deux
tiers (63 %) des marchands envisage un repli des consommateurs vers les prix
bas (les consommateurs ne sont que 28 % à envisager d'acheter à plus bas
prix). L'euro, un vecteur de développement du paiement par carte
Aujourd'hui, rares sont les Français qui envisagent de modifier leurs habitudes
en matière de mode de paiement, même si un relatif délaissement des espèces au
profit des cartes de paiement et de crédit semble se dessiner. Les marchands,
au contraire, anticipent une nette augmentation de l'utilisation des cartes et
un recul important de l'utilisation d'espèces. En effet, pour la majorité d'entre
eux (56 %), l'utilisation des cartes de paiement ou de crédit devrait être
favorisée par le passage à l'euro; de même, ils estiment (à 60 %) que les
consommateurs auront moins recours aux espèces. Dans ce contexte, 74 % des
commerçants déclarent vouloir encourager l'utilisation des cartes, et plus particulièrement
les hypers et supermarchés ainsi que les grandes surfaces spécialisées. Les cartes
ont l'avantage d'éviter les problèmes de rendu de monnaie et de libellés (contrairement
aux chèques) ou de transport de fonds. Mais elles risquent de se heurter à l'impréparation
de certains commerçants en moyens monétiques (terminaux de paiement).
*Pour vous procurer le
Baromètre Euro - Juin 2001, contactez Catherine Sainz au 01 46 39 12
73. Catherine
Sainz |
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