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Honora, le meilleur pour les petits
Conrad Électronique, un "hyper"spécialisé
Carrefour fait son printemps de Prague
Jérôme Bédier : "L'euro stimulera la concurrence"
Cetelem mesure les comportements euro
Cetelem accompagne ses partenaires
Introduction
Enseignes : dernière ligne droite avant 2002
Système U renforce la confiance des  clients
Équipements euro : la distribution paie
Entre francs et euros… le cœur des consommateurs balance côté francs !
Calendrier euro
Kiloutou, pionnier et leader de la location !
Mondial Pêche met l'Europe dans ses filets
Twinner dope les indépendants du sport
Le commerce sélectif ou les contraintes en ligne
La parapharmacie met la santé dans le caddie
 
Pour le passage à l'euro, l'Observateur Cetelem met en perspective les comportements des marchands et des consommateurs.
Observateur privilégié du commerce et de la distribution, l'Observateur Cetelem a mis en place un outil d'analyse des comportements des consommateurs et des marchands pour le passage à l'euro : le "Baromètre Euro". La première vague a été réalisée en juin 2001*. Trois autres compléteront ce travail de suivi en octobre 2001, février 2002 et juin 2002.

Le passage à l'euro, plutôt perçu comme un avantage
Les consommateurs sont plutôt confiants pour le passage à l'euro. Si un tiers des Français envisage le passage à l'euro de façon négative, la confiance l'emporte sur le pessimisme pour 44 % des Français. Ce passage se fera d'autant plus facilement que le climat général et donc le moral des Français seront bons. Pourtant, deux principales inquiétudes noircissent le tableau. La première concerne le "risque de se tromper en convertissant la monnaie" et, la seconde, "la capacité à juger un prix en euro". Côté marchands, la perception est comparable à celle des consommateurs. 43 % des commerçants expriment plutôt de la confiance à l'égard du passage à l'euro, contre 36 % qui se disent pessimistes. Les écarts de perception ne sont pas négligeables selon les types de commerce. Ainsi, l'optimisme et la confiance priment plus qu'ailleurs dans les hypermarchés et supermarchés et dans la vente à distance. Globalement, les sujets d'inquiétude touchent prioritairement la gestion des doubles caisses (pour 49 % des commerces), l'étiquetage (49 %), la fixation des prix en euros (44 %), la relation clients (43 %)… Les files d'attente (18 %) et la formation du personnel (17 %) viennent loin derrière.

Consommateurs ou marchands, tout le monde se sent prêt...
Même s'ils restent très "accros" au franc, les consommateurs estiment globalement avoir un bon niveau d'information. Dans l'ensemble, les marchands se disent majoritairement plutôt prêts, voire "tout à fait" prêts, au passage à l'euro… Mais à des degrés divers selon les types de commerce et de manière inégale selon les domaines. Ainsi, pour la monétique, plus des deux tiers des commerces se disent prêts. Dans ce domaine, l'écart entre le petit commerce (71 %) et la vente à distance ou la grande distribution (84 % et 82 %) reste faible. Avec 55 % des commerces, le niveau de préparation pour l'informatique chute. La formation du personnel enregistre quant à elle le plus faible niveau de préparation (51 % des commerces) et, le petit commerce est largement devancé par la vente à distance (72 %) et les hypermarchés (68 %) qui ont su anticiper.

Chacun anticipe le passage à l'euro à sa façon
Plus de la moitié des consommateurs craint une augmentation des prix (57 %)… Une crainte qui devrait se traduire par une vigilance accrue de près de 70 % des Français à l'égard des commerçants. Paradoxalement, la propension à fréquenter plus de magasins pour comparer les prix (21 % des consommateurs) reste faible. Afin de rassurer les consommateurs, les principales fédérations professionnelles de l'industrie et de la distribution se sont engagées à ne pas augmenter les prix du 1er novembre 2001 au 31 mars 2002. Dans les faits, les commerçants anticipent des changements de comportements de leurs clients plus importants que les consommateurs eux-mêmes. Par exemple, deux tiers (63 %) des marchands envisage un repli des consommateurs vers les prix bas (les consommateurs ne sont que 28 % à envisager d'acheter à plus bas prix).

L'euro, un vecteur de développement du paiement
par carte

Aujourd'hui, rares sont les Français qui envisagent de modifier leurs habitudes en matière de mode de paiement, même si un relatif délaissement des espèces au profit des cartes de paiement et de crédit semble se dessiner. Les marchands, au contraire, anticipent une nette augmentation de l'utilisation des cartes et un recul important de l'utilisation d'espèces. En effet, pour la majorité d'entre eux (56 %), l'utilisation des cartes de paiement ou de crédit devrait être favorisée par le passage à l'euro; de même, ils estiment (à 60 %) que les consommateurs auront moins recours aux espèces. Dans ce contexte, 74 % des commerçants déclarent vouloir encourager l'utilisation des cartes, et plus particulièrement les hypers et supermarchés ainsi que les grandes surfaces spécialisées. Les cartes ont l'avantage d'éviter les problèmes de rendu de monnaie et de libellés (contrairement aux chèques) ou de transport de fonds. Mais elles risquent de se heurter à l'impréparation de certains commerçants en moyens monétiques (terminaux de paiement).


*Pour vous procurer le Baromètre Euro - Juin 2001,
contactez Catherine Sainz au 01 46 39 12 73.

Catherine Sainz