 Encore quelques semaines et l'eurofiction deviendra réalité. Les grandes enseignes bouclent un chantier engagé depuis trois ou quatre ans. Un dossier complexe qui concerne la quasi totalité des métiers de la distribution.
"Monsieur
Euro" et formations pour un passage en douceur Pour mieux appréhender
le sujet, la plupart des enseignes ont nommé un "Monsieur Euro". Ses missions :
sensibiliser le personnel, orchestrer la stratégie de basculement et tenir un
calendrier serré pour que les points de vente soient opérationnels en janvier 2002.
La formation des 300 000 salariés de la distribution est bien sûr incontournable,
elle coûtera plus de 100 millions de francs. Chez Darty,
les 11 000 collaborateurs seront prêts pour les fêtes de fin d'année.
Ils disposeront d'une "hot line euro" consultable à tout moment en cas de difficulté.
La réussite de la bascule, un enjeu concurrentiel "Le jour 'J',
mieux vaudra éviter les files d'attente, les erreurs de conversion, les mauvaises
prévisions de fonds de caisse durant les six semaines de coexistence des deux
monnaies...", commente-t-on chez Auchan.
Bref tout incident qui inciterait à réduire la consommation et éloigner le consommateur.
Car, au-delà des aspects techniques (modification des systèmes d'information,
double comptabilité, élaboration d'une nouvelle grille tarifaire...), l'enjeu
d'un passage à l'euro réussi est concurrentiel. Les consommateurs en perte de
repères iront vers les enseignes les plus rassurantes, celles qui auront su faire
de l'euro un support d'image, une occasion de dialoguer et de rencontrer le consommateur.
Un support d'image au service des enseignes À l'instar d'Intermarché
qui sillonne la France depuis plusieurs mois avec ses camions d'information Euro-Mousquetaires,
Auchan publie une brochure
"Auchan vous facilite l'euro"
et mène des actions auprès des scolaires et des personnes âgées… ou Leclerc
tente de faire adhérer ses clients avec une campagne offensive "L'euro, plus vite
on s'y met, plus vite on s'y fait". Des consommateurs
qui demandent de voir L'enseigne bretonne mène depuis plusieurs mois une
véritable entreprise d'éducation à l'euro : kit pédagogique envoyé à 20 000 écoles,
accueil des stands d'information du Ministère
des affaires étrangères, bornes interactives dans certains points de vente...
Mais, si les enseignes déploient des trésors d'ingéniosité pédagogique, elles
s'avouent aujourd'hui déçues par l'indifférence du consommateur… qui attend d'avoir
des euros dans son porte-monnaie pour s'y intéresser. Noémie
Ponsort | |
| En
savoir plus A
lire et à voir |
"Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie"
www.finances.gouv.fr
"Commission européenne" www.europa.eu.int
"Association pour l'union économique et monétaire de
l'Europe" www.amue.If.net
"Euro
info centres" www.industrie.gouv.fr
"Banque de France : 100
questions-réponses sur le passage pratique à l'euro" www.banque-France.fr
"Conseil du commerce de
France" 14,
rue de Castiglione 75002 Paris Tél. : 01 40 15 03 03
"Fédération nationale des agents commerciaux" 30,
avenue de l'Opéra 75002 Paris Tél. : 01 44 94 05 50
"Fédération des entreprises du commerce et de la
distribution" 8, place d'Iéna 75116 Paris Tél.
: 01 44 34 69 50
"Libre service
actualités : actualité et archives" www.lsa.fr
"Points de vente : actualité et archives" www.points devente.com
"Revue
Action Commerciale" (mensuel) 56, rue de Paris 92771 Boulogne-Billancourt Tél.
: 01 46 99 93 93 | |
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