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Le groupe Frey a commencé
dans la distribution du meuble et de l'électroménager, s'est réorienté vers le
métier de promoteur immobilier commercial (dont il est numéro un en France) avant
de se diversifier dans les vins de Champagne et de Bordeaux et… de revenir à la
distribution avec Mondial Pêche. Président de Mondial Pêche et directeur financier
de Frey, Benoît Legout expose les choix stratégiques qui ont fait de l'enseigne
spécialisée le leader européen incontestable. Comment l'enseigne Mondial
Pêche a-t-elle rejoint votre groupe ? Benoît Legout :
Mondial Pêche est le fruit d'une réflexion sur un marché spécifique menée au début
des années 90. Lorsque nous avons réfléchi au concept, nous avons constaté que
le loisir pêche, avec trois millions de pratiquants, représentait un marché important.
Or, la distribution n'était pas adaptée. Pourtant les magasins de
pêche existaient... Oui, mais les structures étaient obsolètes et ne répondaient
pas aux attentes des clients. Les petits détaillants vieillissants cohabitaient
avec les grandes surfaces dont les offres limitées se raccrochaient à des événements
précis (ouverture, vacances…). Quelques généralistes du sport complétaient cette
offre sans pour autant satisfaire tous les types de pêches. C'est sur ce constat
que nous avons lancé notre premier magasin test à Reims en 1992, avant de créer
la marque Mondial Pêche, en 1995, dont la philosophie se résume ainsi : dans
un magasin Mondial Pêche on trouve tout pour tous les types de pêches !
Comment le concept initial s'est-il adapté aux exigences des clients ?
Depuis 1999, les corners ont remplacé les rayons. Chaque corner représente
un univers de pêche : "mouche", "mer", "carpe"
Un client qui entre dans un magasin pour acquérir du matériel de
pêche à la mouche ne perdra pas de temps dans les autres univers
qui ne l'intéressent pas forcement. Vous avez dû faire évoluer
vos modes de ventes... Oui. Tous nos vendeurs sont de véritables démonstrateurs
et non des guides de rayons. Nous tenons à ce que chaque magasin propose autant
de vendeurs conseils qu'il y a de modes de pêches. Quels sont vos
axes de développement ? Nous sommes leader européen et entendons
bien conserver cette position. Nous avons deux objectifs principaux. Le premier,
national, doit nous emmener à 130 magasins d'ici à 2010 : 80 magasins de
700 m2 à 1000 m2 et une cinquantaine de "baby Mondial Pêche" (environ 300 m2).
Le second objectif, international, nous a amené à rechercher des accords avec
des partenaires espagnols et italiens. Une excellente connaissance des pratiques
locales de la pêche est nécessaire pour s'implanter à l'étranger. Comment
appréhendez-vous le passage à l'euro ? Au quotidien, nous constatons
que les consommateurs ne passent pas à l'euro… Ils attendent l'échéance de janvier !
De notre côté, nous pratiquons le double affichage et nous effectuons des tests
pour une bascule sans problème... Redoutez-vous une "déconsommation" ?
Pas vraiment. L'ouverture de la saison de pêche a lieu en mars et, même si les
pêcheurs aiment acheter leur matériel en avance, on peut considérer qu'ils auront
déjà acquis les réflexes en euros… D'autant plus qu'avec un multiplicateur franc/euro
aussi complexe à manipuler, je suis persuadé que les consommateurs vont très vite
compter en euros. Vous n'avez pas encore de site Internet… c'est voulu ?
Nous allons lancer notre site au mois d'octobre. Il sera consacré, à 95 %,
à l'information et aux conseils (produit, montages, parcours…). Nous avons préféré
attendre pour proposer un vrai site de solutions en ligne et non de vente par
correspondance. Car nous sommes convaincus qu'il est primordial, pour un pêcheur,
de venir essayer son matériel en magasin. Propos
recueillis par Stéphane Guichard | |
| Mondial
Pêche en chiffres |
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200 salariés •
37 points de vente à la fin 2001 et 18 000 références en magasins •
2 types de magasins : les "standards"
(700m2 à 1000m2) et les "baby Mondial Pêche" (300m2)
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L'indicateur : |
Chiffre d'affaires en milliards de
francs | | 2000 |
| 2001 (prévision) |
| 116,2 | 132 | |
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