“L’habitat, explique Michel Jeffroy,
responsable de ce marché chez Cetelem,
c’est surtout le marché de la restauration : fenêtres, toitures, chauffage, adoucisseurs
d’eau… soit une quinzaine de secteurs. La vente de ces produits se pratique généralement
hors magasin, en s’appuyant sur des centres spécialisés dans la vente directe
et, éventuellement, quelques magasins témoins où les clients peuvent venir voir
les produits.”
Passer chez le client pour comprendre ses besoins
Selon les produits et la méthodologie choisie par l’enseigne, les clients sont
prospectés via les campagnes de communication (couponning et/ou numéro vert),
par marketing direct, par la présence sur les salons, les foires ou encore les
centres commerciaux… Dans tous les cas, un passage chez le client s’impose, pour
des raisons techniques, et parce que les besoins exacts du client sont plus faciles
à déterminer sur place.
La réglementation et la déontologie
La vente à domicile est très surveillée par la Direction générale de la consommation,
de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) et encadrée par une
législation stricte (En savoir plus).
Des particularités souvent renforcées par des méthodologies et un code de déontologie
très stricts, définis par les enseignes elles-mêmes.
Barèmes et tarification adaptés aux besoins de l’enseigne
“Du coup, souligne Michel Jeffroy, les besoins en matière de crédit dans ce secteur
sont assez spécifiques. Les barèmes et la tarification doivent être adaptés aux
demandes de l’enseigne.”
Dans tous les cas, le financement est un outil de vente avantageux. Pour l’enseigne,
qui anticipe un besoin, et pour le client, qui peut réaliser tous ses travaux
en même temps, ce qui revient moins cher. Pour la vente directe, la souplesse
est un atout primordial. “Le premier service que nous pouvons rendre à l’enseigne,
explique Michel Jeffroy, est la proximité, l’accompagnement du vendeur et l’assistance
rapide lors de la vente. Il y a donc des demandes très fortes des commerciaux
vis-à-vis des agences Cetelem. Le second service est du domaine de la formation
et de l’information des vendeurs : le crédit doit se fondre dans le processus
d'écoute, de détection du besoin et d’argumentaire du vendeur. Le vendeur
doit donc être bien formé à l’argumentation sur l’aspect financier et nous apportons
un plus dans ce domaine.”
Des solutions informatiques globales pour demain
Aujourd’hui, les outils de prise de commande restent manuels et la demande de
crédit s’inclut dans un dossier standard, spécifique à l’enseigne. “Le développement
des outils informatiques de vente en est à ses débuts, constate Michel Jeffroy.
Demain, le métier va se transformer en profondeur. Gestion des rendez-vous, visualisation
des produits, prise de commande, simulation du crédit… seront intégrés dans des
solutions informatiques globales.” L’expérience acquise par Cetelem dans ce domaine
devrait permettre de proposer rapidement les outils nécessaires.
Laurent
Durasnel
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