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Biche de Bère s’oriente vers l’international
Nicolas... deux siècles déjà !
La proximité, un créneau très convoité par les annonceurs
Le home-cinéma part à la conquête des salons
 
Les bijoux et vêtements Biche de Bère sont différents, originaux et tirés en petites séries… Un concept qui s'exporte bien !
 
Il est loin le temps où mademoiselle Biche démarchait les boutiques new-yorkaises pour vendre ses drôles de bijoux. Si son nom vaut de l'or aujourd'hui, il pèse aussi son poids de pugnacité et de débrouille. Histoire d'une jeune femme qui débuta, il y a quinze ans, avec un grand sac d'idées et une bourse très plate.

Quel est votre parcours et celui de la marque qui porte votre nom ?
Nelly Biche de Bère : Je suis diplômée de l'ESDI (École supérieure de design industriel) de Paris et du Pratt Institute à New York. J'ai d'abord travaillé auprès des plus grandes marques à New York. De retour en France en 1993, j'ai lancé Biche de Bère et je travaille actuellement sur des projets très variés touchant à l'ameublement, à la décoration et surtout à la mode. Christophe Caïs, mon mari, m'a rejointe en 1994, en tant que directeur général et associé.

Comment résumeriez-vous votre philosophie ?
Mon credo : cultiver le paradoxe ! J'en fais une ligne de conduite en tant que femme et un principe de création. Ne pas suivre le mouvement, sortir du lot, assumer des idées différentes de l'opinion commune, c'est être soi, original et unique.

Quelles gammes de produits proposez-vous exactement ?
Je crée des bijoux, des vêtements, des objets, des meubles… pour des marques comme Sisheido, Elizabeth Arden, Marui, Promod, le Club des créateurs de beauté, Guinot... Et aussi, pour ma propre marque.

Selon vous, qu'est-ce qui fait votre succès ?
L'originalité de mes produits, je pense. Je crée toujours en petite quantité de façon à ce que les femmes – de 25/35 ans –, qui achètent mes vêtements ou mes bijoux ne les retrouvent pas en permanence sur le dos des autres.

Vos modèles doivent donc être vendus à des prix très élevés...
Non. Ma particularité est d'avoir toujours tenu à faire de la création à destination du grand public. Ce mixte fait que mes produits restent à des prix abordables.

Comment la marque a-t-elle évoluée au fil des années ?
Au départ, je créais surtout des bijoux. Mais mon objectif restait les vêtements. Je me suis lancée dans le prêt-à-porter en 1999, avec une certaine appréhension. Aujourd'hui, je suis rassurée et même très satisfaite de l'accueil réservé à mes vêtements. Même si les consommatrices me connaissent surtout pour mes bijoux.

Que comptez-vous faire pour développer le prêt-à-porter ?
Communiquer ! J'envisage une campagne publicitaire, dans la presse féminine, pour la fin de cette année.

Dans ce secteur, que préparez-vous de marquant pour la nouvelle collection ?
Des vêtements sur le thème de l'euro ! Il y aura des broderies antisèches et les boutons ressembleront à des touches de calculette...

Vous êtes déjà à l'étranger...
Effectivement. J'ai une boutique à Amsterdam et trois autres sont prévues aux Pays-Bas d'ici à 2002. J'ai inauguré, fin octobre, un point de vente à New York et deux autres devraient ouvrir rapidement. La marque est aussi implantée au Liban, en Grèce, en Espagne. Je cherche des affiliations dans d'autres pays, notamment en Belgique et en Grande-Bretagne.

Vous parlez d'affiliations, est-ce le mode de fonctionnement de l'enseigne ?
Biche de Bère possède essentiellement des succursales. Nous sommes actuellement à la recherche d'affiliations. Nous avons déjà reçu de nombreuses demandes que nous étudions minutieusement.

Vous venez d'ouvrir une boutique enfants à Lille. Est-ce une première ?
Oui. Cette nouvelle ligne me permet de laisser entièrement libre cours à mon imagination parce que j'ai remarqué que les femmes hésitaient moins à acheter des vêtements très originaux pour leurs enfants que pour elles !
Et je pense sérieusement à lancer une licence pour les hommes en 2002 ou 2003.

Propos recueillis par Elizabeth Bertaud
 
 
  
Biche de Bère
en chiffres
59 boutiques dans le monde
250 salariés
6 500 références annuelles
37 collections annuelles
150 m2 superficie moyenne d'une boutique.
500 m2 superficie du mégastore de Lyon


L'indicateur :

Chiffre d'affaires en millions de francs
2000

2001
(prévision)
7590