Commerce électronique 
Armani ouvre les portes
de sa Casa
"Noël, une invention
des grands magasins"
Un magazine pour
les distributeurs
Edition 2002 :
les Français et leur maison
Introduction :
Le triomphe des Champs-Élysées
Les magasins qui ont écrit l'histoire des Champs-Élysées
Jusqu'à 600 000 clients
le week-end !
Un eldorado commercial où les places sont très chères !
François Lebel :
"Un urbanisme de prestige pour une vraie renaissance"
Monoprix, Toyota, Quiksilver, Vuitton...
La diversité des commerces relance l'avenue
Des événements pour créer du trafic !
Le quartier le plus sécurisé de France
Un lieu mythique où tout est permis la nuit
Jumelages avec les plus belles avenues
Les commerces des Champs : vue panoramique
Guerlain, parfum de légende depuis 1828
Boutiques PSG,
une enseigne qui gagne !

Tara Jarmon décline le chic parisien dans le monde entier
Les jeux et le charme...
duo gagnant du Web !
Les produits dérivés sont
à tous les rayons
 
La Française des Jeux est le seul site en ligne pouvant rémunérer des joueurs.
Si le site du PMU présente les courses, il ne permet pas de parier en ligne.
Les sites gratuits peuvent distribuer des prix en espèce ou en nature.
Le site de charme de Tiarra Corp dégage un CA supérieur à 10 millions de dollars.

Marginaux à l’origine, les “business-models” de la nouvelle économie prospèrent sur la Toile mondiale. Petit tour en enfer…
 

Pragmatiques, les sites de jeux et les sites dits “pour adultes” qui, à l’origine, semblaient marginaux occupent aujourd’hui les premières places de la distribution en ligne...

Jeux… la manne du web
En France, les jeux en ligne souffrent d’un handicap a priori insurmontable. La législation n’autorise en effet que deux types de jeux : les gratuits qui distribuent des prix (en espèce ou en nature) et les payants qui ne peuvent rémunérer les joueurs à l’exception de la Française des Jeux (www.fdjeux.com). Pour les premiers, le modèle économique est un classique de l’Internet : le site se rémunère sur la publicité, la revente de trafic et de fichiers marketing, ou encore en fournissant des jeux clés en main. Un modèle qui fonctionne plutôt bien : Bananalotto (1 million d’inscrits) ou Koodpo, associé à TF1 (350 000 inscrits), peuvent en témoigner. Mais, les chiffres d’affaires annoncés (2,3 millions d’euros au 4e trimestre 2000 pour le leader Bananalotto) montrent qu’il ne s’agit que d’un créneau limité.

Un CA supérieur au cinéma
L’aspect ludique des jeux en ligne est plus prometteur. Fabrice Lefevre-Sory, chargé du développement stratégique chez Richelieu Finance, estime, dans le journal du Net, que le marché mondial du jeu en ligne devrait atteindra 5 milliards d’euros en 2004. Soit un chiffre d'affaires global supérieur à celui de l’industrie cinématographique ! Si les géants du secteur (AOL Time Warner, Vivendi Universal, Sony, Microsoft…) dominent le marché, les outsiders (Infogrames, Ubi Soft…) sont parés pour tirer leur épingle du jeu…

Du charme qui rapporte
De son côté, le "charme" prospère sans bruit avec des chiffres qui laissent rêveurs. Hors numéros surtaxés, les paiements en ligne liés aux sites adultes atteignent 2,75 milliards d’euros en 2000, pour l’Amérique du Nord et l’Europe (3,75 milliards d’euros prévus pour 2003). Le charme a été l’un des premiers secteurs du B to C à adopter un modèle d’accès payant, sur abonnement discret et anonyme. Résultat : 30 % des internautes fréquentent ce type de site plus ou moins régulièrement. Un marché français prospère. Les géants, comme l’Américain Tiarra Corp (www.lumyr.com) affichent donc des chiffres d’affaires confortables qui dépassent les 10 millions de dollars. Quant aux sociétés françaises, habituées à ce type de marché grâce au “Minitel rose”, elles tirent leur épingle du jeu, avec des montants de transactions comparables à leurs consœurs américaines.

Laurent Durasnel