 Au milieu du XVIIIe siècle, les Champs-Élysées comptent en tout et pour tout deux modestes échoppes. Quelques années plus tard, en 1771, les Parisiens se retrouvent au parc du Colisée, un vaste complexe de loisirs, muni de salles de bal, de cafés et d'une douzaine de petites boutiques.
L'industrie, premier secteur d'activité
L'industrie est le premier secteur d'activité à
s'implanter sur les Champs-Élysées, avec l'usine
des parfums Guerlain près de l'Étoile, une chaudronnerie
et une fabrique de pompes à incendies.
Pendant plus d'un siècle, l'avenue reste quasi déserte.
Avec l'apparition progressive des maisons bourgeoises au XIXe
siècle, artisans, petites fabriques ou usines en tout
genre ouvrent alors leurs portes.
L'ère de l'automobile et de la mode
On voit peu à peu se généraliser une activité
commerciale : celle des marchands de chevaux et artisans
spécialistes du cheval.
À la veille de la Première Guerre mondiale, le
commerce du cheval-vapeur remplace celui de l'équidé.
Berliet, De Dion, Mercedes,
Hotchkiss, Panhard et Levassor, Peugeot,
Renault,
Rolls-Royce... Pas moins de vingt-trois grandes firmes automobiles
françaises et internationales sont répertoriées !
Les boutiques pour femmes commencent à s'installer avec
une quinzaine de magasins de mode et de confection tels que
Thomas and Son, Phillipp's, James, Vuitton.
Les secteurs de la beauté et du corps ainsi que celui
de l'épicerie gourmande deviennent à la mode :
Chocolats des Merveilleuses, Gloppe et Ladurée
toujours présent , font leur apparition !
À la fin des années trente, le commerce s'intensifie :
on passe d'une soixantaine de boutiques à plus de cent
cinquante.
Luxe, confection, beauté et... Prisunic !
L'avenue s'affiche désormais comme un haut lieu de la
confection : on y trouve des maisons de haute couture,
des bagagistes de luxe, des tailleurs pour dames, des boutiques
de tissus et de lingerie...
Pour faire leur promotion, certains magasins disent même
être fréquentés par les stars du cinéma,
déjà triomphant !
Le nombre de boutiques consacrées à la beauté
se multiplie par trois en vingt-cinq ans.
Par ailleurs, de nouveaux types de commerces plus populaires
voient le jour : Prisunic,
par exemple, s'installe en 1934 !
Vers une clientèle jeune et tendance
Dans les années cinquante, on compte environ 250 magasins.
La confection reste la principale activité, les adresses
gourmandes se sont multipliées et les commerces de luxe
sont toujours très présents.
Aujourd'hui, avec 350 enseignes, les Champs-Élysées
offrent une profusion de magasins qui s'orientent depuis quelques
années vers une clientèle jeune, "branchée"
et des marques plus "tendance".
Florence Chabot |
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En
savoir plus
A lire
et à voir
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Comité des Champs-Élysées
36, rue Beaujon 75008 Paris
Tél. : 01 55 37 04 84
www.champs
elysees.org
"Les Champs-Élysées
Trois siècles d'histoire"
par Roland Pozzo Di Borgo
Éditions de La Martinière
"Les belles heures des Champs-Élysées"
par Marc Gaillard
Éditions Martelle
Points de vente
Actualité et archives sur pointsdevente.com
Libre-Service Actualités
Actualités et archives sur www.lsa.fr
Institut national de la statistique et des études
économiques
www.insee.fr
Le Rendez-Vous Toyota
lerendez-voustoyota.fr
L'Atelier Renault
atelier-renault.com
Le Nouvel Observateur
de Paris Ile-de-France
L'Hebdo en ligne sur
www.parisobs.com
Voir "les 300 lieux branchés de Paris"
"Mémento du tourisme"
Observatoire national du tourisme 2, rue Linois
75740 Paris Cedex 15 Tél. : 01 44 37 36 00 www.tourisme.gouv.fr
"Le marché immobilier français Les
chiffres et les sources"
Éditions Economica Éditions Bourdais
www.bourdais.fr
1 200 ouvrages dédiés à l'immobilier d'entreprise
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