
Une pincée de luxe, un zeste de "tendance",
des "locomotives" culturelles... les Champs-Élysées
"nouveaux" sont bien redevenus un fleuron mondial
de l'immobilier commercial !
Un fleuron mondial pour l'immobilier commercial
Des points de vente qui ouvrent 7 jours sur 7 jusqu'à
minuit, une clientèle nombreuse et éclectique...
"Les Champs-Élysées sont devenus un site
incontournable sur lequel les stratégies d'implantation
ont beaucoup évolué ces dernières années",
explique Louis Meyniel, directeur du département surfaces
commerciales chez Bourdais.
Des stratégies d'implantation innovantes
"Aujourd'hui, il s'agit de trouver le local le plus efficace
possible, compte tenu du produit, du marché, de la rentabilité."
En effet, en quelques années, le montant des locations
a explosé (voir encadré).
Côté loyer, certaines astuces permettent pourtant
de réduire le ticket d'entrée. Les enseignes tirent
ainsi parti de configurations peu classiques : "Des
espaces en profondeur pour Sephora
ou Grand
Optical, un point de vente sur trois niveaux pour Benetton,
précise Louis Meyniel... Et de moins en moins de grandes
façades trop coûteuses".
Côté pair ou côté impair, les familles
se regroupent
L'offre, très diversifiée en gammes de prix et
en familles de produits, s'est organisée
Le côté
pair, au soleil, réunit les mégastores (Zara,
Sephora,
Disney...). La restauration rapide profite du trafic "jeunes"
engendré par Virgin
et la Fnac.
Le côté impair attire plutôt le luxe (Vuitton,
Lancel...).
Preuve de cette excellente santé, les chiffres d'affaires
au mètre carré sont trois à quatre fois
supérieurs à la moyenne des chaînes (15 000
à 45 000 euros par m2 selon les produits) avec
des prix identiques.
Florence Elman
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Les "Champs"
en deuxième position |
Chaque année, le conseil immobilier Healey&Baker publie un classement portant sur 216 artères commerciales dans 44 pays.
En l'an 2000, les Champs-Élysées qui gagnaient une place , sont arrivés en deuxième position juste derrière la 57e rue à New York. "La plus belle avenue du monde" affiche un loyer moyen de l'ordre de 6 000 euros le m2/an. Un chiffre à prendre avec précaution, soumis à une règle de pondération spécifique. En "zone A" (la longueur totale de la façade sur dix mètres de profondeur), le m2 peut atteindre les 8 000 euros. En "zone B" (les dix mètres suivants en profondeur), il se négocie autour de 4 000 euros, et en "zone C" (à partir de 20 mètres en profondeur) il descend à 2 500 euros. |
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