Dossier : Le triomphe des Champs-Élysées 
Armani ouvre les portes
de sa Casa
"Noël, une invention
des grands magasins"
Un magazine pour
les distributeurs
Edition 2002 :
les Français et leur maison
Introduction :
Le triomphe des Champs-Élysées
Les magasins qui ont écrit l'histoire des Champs-Élysées
Jusqu'à 600 000 clients
le week-end !
Un eldorado commercial où les places sont très chères !
François Lebel :
"Un urbanisme de prestige pour une vraie renaissance"
Monoprix, Toyota, Quiksilver, Vuitton...
La diversité des commerces relance l'avenue
Des événements pour créer du trafic !
Le quartier le plus sécurisé de France
Un lieu mythique où tout est permis la nuit
Jumelages avec les plus belles avenues
Les commerces des Champs : vue panoramique
Guerlain, parfum de légende depuis 1828
Boutiques PSG,
une enseigne qui gagne !

Tara Jarmon décline le chic parisien dans le monde entier
Les jeux et le charme...
duo gagnant du Web !
Les produits dérivés sont
à tous les rayons
 

La rénovation a redonné aux Champs-Élysées son statut de "plus belle avenue du monde".
François Lebel, maire du VIIIe arrondissement, fait le point sur cette efficace coordination entre plusieurs institutions.

Quelles ont été les étapes de la rénovation des Champs ?
François Lebel :
Les travaux ont commencé en 1990. Après les travaux préliminaires, il a fallu transformer l'artère en promenade : disparition des contre-allées, création de parkings souterrains, élargissement des trottoirs.
Puis, le réaménagement de l'avenue (dallage, mobilier urbain...) a été confié à une équipe d'architectes. Dans un second temps, nous avons créé des contre-terrasses pour les piétons et pour limiter attroupements ou installations de vendeurs à la sauvette.

Quelles contraintes pèsent sur les commerçants ?
Tous les projets en façade sont soumis aux architectes des Bâtiments de France. Il est interdit de faire de la publicité sur les Champs-Élysées, néanmoins le droit à l'enseigne est reconnu.
Leurs couleurs sont réglementées (pas de néons clinquants), elles doivent se fondre dans l'ensemble. Concernant les commerces à proprement parler, nous n'interdisons aucune installation.
Néanmoins, nous freinons une tendance à la monoculture commerciale par divers moyens. Aujourd'hui, par exemple, nous n'émettons plus d'avis favorable à l'installation de boutiques de prêt-à-porter. Nous préférons privilégier le culturel et le haut de gamme.

Comment agissez-vous plus précisément ?
Lorsqu'une enseigne désire s'installer, différentes instances sont consultées : le Comité des Champs-Élysées, la commission de coordination des Champs- Élysées et la commission départementale d'équipement commercial, pour les points de vente de plus de 300 m2.
Nous ne faisons qu'émettre un avis. Mais certaines enseignes comprennent vite qu'elles n'ont pas leur clientèle ici. Et, si le commerçant est en porte-à-faux avec son environnement, cela ne servira pas son image.


Jean Desrayaud

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