La rénovation a redonné aux
Champs-Élysées son statut de "plus belle
avenue du monde".
François Lebel, maire du VIIIe arrondissement, fait le
point sur cette efficace coordination entre plusieurs institutions.
Quelles ont été les étapes de la rénovation
des Champs ?
François Lebel : Les travaux ont commencé
en 1990. Après les travaux préliminaires, il a
fallu transformer l'artère en promenade : disparition
des contre-allées, création de parkings souterrains,
élargissement des trottoirs.
Puis, le réaménagement de l'avenue (dallage, mobilier
urbain...) a été confié à une équipe
d'architectes. Dans un second temps, nous avons créé
des contre-terrasses pour les piétons et pour limiter
attroupements ou installations de vendeurs à la sauvette.
Quelles contraintes pèsent sur les commerçants ?
Tous les projets en façade sont soumis aux architectes
des Bâtiments de France. Il est interdit de faire de la
publicité sur les Champs-Élysées, néanmoins
le droit à l'enseigne est reconnu.
Leurs couleurs sont réglementées (pas de néons
clinquants), elles doivent se fondre dans l'ensemble. Concernant
les commerces à proprement parler, nous n'interdisons
aucune installation.
Néanmoins, nous freinons une tendance à la monoculture
commerciale par divers moyens. Aujourd'hui, par exemple, nous
n'émettons plus d'avis favorable à l'installation
de boutiques de prêt-à-porter. Nous préférons
privilégier le culturel et le haut de gamme.
Comment agissez-vous plus précisément ?
Lorsqu'une enseigne désire s'installer, différentes
instances sont consultées : le Comité des
Champs-Élysées, la commission de coordination
des Champs- Élysées et la commission départementale
d'équipement commercial, pour les points de vente de
plus de 300 m2.
Nous ne faisons qu'émettre un avis. Mais certaines enseignes
comprennent vite qu'elles n'ont pas leur clientèle ici.
Et, si le commerçant est en porte-à-faux avec
son environnement, cela ne servira pas son image.
Jean Desrayaud
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