|
|  |
 |
|
| Site phare de l'immobilier, SeLoger
propose des recherches multicritères et des conseils. |
 |
| Créé en 2001, Vivolio
se définit comme le premier portail du logement neuf. |
 |
| Pour 2001, le site petitesannonces.fr
a réalisé un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros. |
 |
| Partenaire de 35 banques, Adomos
propose un crédit sous 48 heures. |  |
| Spécialiste des visites virtuelles, Immo-by-tel
cible particuliers et professionnels. | | |
| Véritable anti-modèle de la nouvelle
économie, l'immobilier ne se contente pas d'essuyer les plâtres sur Internet.
État des lieux... | | |
L'expression anglo-saxonne
"brick and mortar" (littéralement "brique et mortier") a été symboliquement adoptée
par la nouvelle économie pour désigner "l'ancienne" (l'économie qui allait
bientôt disparaître). Aujourd'hui, il est d'autant plus ironique de constater
que l'immobilier est l'un des secteurs qui résistent le mieux sur l'Internet.
Un vieux modèle économique toujours rentable En février dernier,
la société Spir Multimédia annonçait que son site www.petites-annonces.fr
avait réalisé 2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2001. Ce chiffre,
qui aurait fait rire les tenants de la nouvelle économie il y a peu, les
fait aujourd'hui rêver. Un paradoxe renforcé par le fait que, pour atteindre
ce résultat, Spir s'appuie sur un modèle économique faisant largement appel aux
vieilles recettes : vente en ligne de petites annonces pour diffusion sur le site,
duplication payante sur les journaux du groupe, régie nationale spécialisée sur
les supports Internet, et mise en place d'une force de vente locale dédiée sur
le marché de l'immobilier. Ce modèle confirme l'étude réalisée par les
trois leaders de la promotion immobilière en France - Kaufman&Broad, George V
et Bouygues Immobilier - avant le lancement en 2001 de leur site commun,
www.vivolio.com. Cette étude
révélait que les internautes attendaient des sites immobiliers qu'ils présentent
l'offre disponible de façon exhaustive, qu'ils informent sur le marché et
sur les programmes présentés (plans, visites virtuelles...).
Drainer un flux de clientèle avec des visites virtuelles En bref, l'immobilier
sur l'Internet est surtout un moyen de drainer un flux de clientèle, éventuellement
assorti de petites annonces payantes et de publicité. "Le Web est un formidable
outil d'acquisition, mais il doit être complété par du conseil physique",
confirmait d'ailleurs Fabrice Rosset, président du directoire d'Adomos (www.adomos.fr),
lors d'une interview au Journal du Net. De ce point de vue, l'outil
est d'ailleurs puissant, puisqu'il permet de multiplier les prises de vue, les
plans et même les visites virtuelles. Le spécialiste français du domaine
est www.immobytel.com,
mais il faut préciser que l'ADSL et un ordinateur puissant sont nécessaires
à ces visites. Sinon, il faut se contenter d'un enchaînement de vues proches
du diaporama comme, par exemple, sur www.seloger.com.
Une charte de déontologie et un label en renfort En attendant
que la vidéo se démocratise, la profession a, quant à elle, tendance à se structurer.
C'est ainsi qu'a été créée, fin 2001, la Fédération française de l'Internet immobilier
(www.FF2I.org). Outre le dialogue
et l'échange entre les acteurs de l'immobilier sur Internet, la FF2I veut organiser
des assises de l'Internet immobilier, mais aussi la création éventuelle d'un
label et d'une charte de déontologie. La liste des membres de cette nouvelle organisation
montre d'ailleurs la grande diversité du secteur, puisqu'elle regroupe aussi
bien des sites d'immobilier grand public que des sites exclusivement destinés
aux professionnels et des acteurs de l'assurance ou du crédit.
Laurent Durasnel |
|