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| Après une décennie quatre-vingt-dix
atone, les foires et les salons ont su se refaire
une santé pour retrouver les faveurs du public et une nouvelle
crédibilité auprès des exposants. |
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Outils de mise sur le marché, vecteurs
de développement d'image et de publicité, lieux de rencontres,
d'échanges et d'informations, modes et circuits de distribution,
les foires et salons représentent un secteur d'activité
polymorphe. Alain Weber, président de Foires et Salons
de France, analyse le secteur.
Comment se porte le secteur des Foires et salons ?
Alain Weber : Réduction de la taille des manifestations,
tassement de notre activité, émergence de salons de marque
et de distributeur, concentration des centrales d'achats,
baisse de la fréquentation… les années quatre-vingt-dix
ont été difficiles pour notre secteur. Au point
que nous nous sommes interrogés sur la pertinence
de notre média.
Depuis 1999, notre marché se porte mieux. L'amélioration
de la conjoncture économique et notre changement
de stratégie y sont pour beaucoup. Nous avons su
retrouver les faveurs du public, ainsi qu'une nouvelle
crédibilité auprès des exposants.
Quel changement de stratégie ?
Pendant des années, nous avons pensé que nos concurrents
étaient les centres commerciaux. Pour y faire face, nous
avons essayé d'intégrer un certain nombre d'outils et
de méthodes de la grande distribution. Mais rien n'y changeait…
Il s'agissait d'une erreur de diagnostic : le média qui
nous faisait de l'ombre était la télévision !
Ainsi, aujourd'hui, notre politique est à la théâtralisation
de l'exposant et de ses produits. L'animation sur le lieu
d'exposition n'est là que pour soutenir et mettre en avant
l'exposant, et non l'inverse.
Les foires et salons sont-ils encore des lieux de négoces ?
Même si la dimension outil de communication et média marketing
prévaut aujourd'hui pour les entreprises exposantes, les
foires et salons restent bien un lieu de négoce. Le montant
annuel des courants d'affaires entre les exposants et
les visiteurs à l'occasion des foires et salons se monte
à plus de 20 milliards d'euros. Le panier moyen d'un
visiteur dans une foire s'élève entre 130 et 160 euros,
soit le contenu d'un bon chariot de supermarché.
Quelle est la position de la France sur le marché international ?
Les analyses de parts de marché entre les principaux pays
européens concurrents soulignent la réduction de la part
de l'activité en France. Nous avons perdu quatre points
en passant de 21 % à 17 %, alors que l'Allemagne
en gagne quatre (30 % à 34 %), l'Angleterre
deux (de 7 % à 9 %), l'Espagne un (10 % à 11 %)
et que l'Italie en perd trois (29 % à 26 %). De plus,
nous ne possédons que deux parcs d'exposition de plus
de 100 000 m2, Paris
Expo Portes de Versailles, et Paris-Nord Villepinte.
Les Allemands en ont neuf !
Propos recueillis par Hugo Styx
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Les chiffres
Un bilan plutôt
encourageant |
En 2001, les foires et salons ont accueilli 14 millions de visiteurs dans plus de 264 manifestations (dont 728 324 visites étrangères, soit une proportion de 15,85 % de visiteurs étrangers - pour les salons qui contrôlent leur fréquentation internationale). En 2000, le montant des courants d'affaires entre les exposants et les visiteurs générait 22,87 milliards d'euros en France, ce qui correspond à environ 250 000 emplois directs.
L'Office de justification a dénombré 124 salons destinés aux professionnels, 8 salons professionnels ouverts au grand public, 56 salons grand public et 76 foires dont 17 internationales. |
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