Dossier : La distribution crée l'événement ! 
H&M ouvre 90 magasins en 2002
La Fnac poursuit son aventure italienne
La Foir'Fouille relooke ses magasins
"Le désir… une autre stratégie marketing"
"Quand la PLV dédiée au crédit déclenche l'acte d'achat..."
Introduction :
La distribution crée l'événement...
Les marques font
leur entrée en scène
Des stars internationales pour faire exploser les ventes
Les enseignes citoyennes...
Un calendier et des budgets pour tous
Evénements, les "classiques" attirent le chaland !
Pour fêter ses 30 ans, Gitem rajeunit ses enseignes
Oliviers & Co crée les bibliothèques d'huiles
Office Dépôt veut ouvrir cinquante magasins dans les cinq ans à venir
Les voyages en ligne conservent le cap…
L'horlogerie-bijouterie est remontée à bloc !
Parce qu'il génère un chiffre d'affaires immédiat, l'événement est devenu un enjeu stratégique de premier ordre pour la distribution.
"L'événementiel est un outil de communication qui propose une réponse pertinente et compétitive… ", constate Frédéric Bedin, président de l'Anaé* et directeur général de l'agence d'événements de Public-Système.

Quelle est la place de l'événementiel dans la communication ?
Frédéric Bedin :
Lorsqu'une entreprise se pose une problématique de communication - pour doper son image, sa notoriété ou ses ventes -, elle dispose de trois outils.
La publicité ou "one to many", le marketing direct ou "one to one", et l'événementiel, autrement appelé "one to few". Ce dernier permet de toucher des groupes de consommateurs ciblés tels que les adolescents, les fans de cinéma ou les sportifs…
Aujourd'hui, le "one to few" représente un tiers des budgets de communication.

Peut-on mesurer son retour sur investissement ?
À budget égal, l'événementiel est plus efficace que la publicité ou le marketing direct : il génère un chiffre d'affaires immédiat.
Mais, surtout, l'événement augmente la "life time value" - littéralement, la valeur dans le temps - de l'enseigne. Ainsi, lorsqu'un enfant assiste à un spectacle, reçoit un ballon ou une casquette, il s'en souvient longtemps. Le retour sur investissement est de loin supérieur à celui du tract ou du spot TV. Une stratégie bien exploitée par Carrefour avec l'opération Festimagic, qui génère du trafic à partir d'un programme centré sur "l'ambiance de fête". Clowns, jeux, personnel déguisé, tirage au sort… La panoplie classique d'animations est appuyée par un catalogue d'offres promotionnelles.

Quand une enseigne fait-elle appel à l'événementiel ?
En interne, pour motiver le personnel, le former, l'informer…
En externe, le plus souvent pour augmenter le trafic.

En communication externe, les occasions sont nombreuses…
En fait, il y a deux moments importants dans la vie d'un magasin. Le premier, c'est l'ouverture qui, à elle seule, crée l'événement. Elle doit faire l'objet d'une mise en scène à la fois festive et informative, afin de rendre l'offre lisible pour le consommateur, susciter son déplacement et son désir d'achat…
Le second moment, c'est ce que j'appellerais la reprise régulière de parole. Plutôt que de communiquer sur les prix ou les offres commerciales, l'agence aide ses clients à créer des événements qui soient une occasion légitime de communiquer (Festimagic pour Carrefour, Trocathlon pour Décathlon)… C'est l'occasion pour le magasin de transformer le temps, de l'achat en divertissement.

*L'Anaé, Association des agences conseils en événement et tourisme d'affaires, regroupe 80 agences et 2 500 salariés pour un CA de 1 milliard d'euros.

Propos recueillis par Florence Elman

Les chiffres
Les agences spécialisées font l'événement
L'étude réalisée début 2002 par l'Anaé et le cabinet Ballester auprès d'un panel de 300 entreprises confirme le rôle prépondérant de "l'événement" dans les politiques de communication interne et externe.
En cinq ans, les "spécialistes" ont ainsi vu leur chiffre d'affaires flamber de 55 %, pour atteindre le milliard d'euros en 2001. Toutefois, le taux de notoriété des agences reste encore faible : 40 % de notoriété spontanée pour le leader, 26 % pour le deuxième… et des taux de 2 à 7 % à partir de la cinquième place.
En moyenne, un annonceur ne connaît que 3 agences, contre 5 à 8 sur des marchés tels que la publicité ou le marketing.
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