Avec des magasins conçus
autour d'une sélection d'huiles d'olive et des
restaurants attenants, Oliviers & Co connaît
le succès.
|
Vingt-cinq après avoir créé
l'Occitane, un magasin de cosmétique et de senteurs originales,
Olivier Baussan, fondateur d'Oliviers & Co,
mise sur cette enseigne exclusivement dédiée à
l'huile d'olive.
Quatre ans après l'ouverture du premier point de
vente dans l'île Saint-Louis, quel bilan tirez-vous ?
Olivier Baussan : La grande satisfaction, c'est l'intérêt
des consommateurs. Depuis 1998, nous avons ouvert 50 points
de vente, en France, en Belgique, en Angleterre et aux États-Unis.
Dix ouvertures sont programmées pour 2002. Les résultats
confirment que le concept de "bibliothèque d'huiles"
et de valorisation des terroirs que je mûrissais depuis
une dizaine d'années trouve parfaitement sa place auprès
d'une cible en quête de produits alimentaires de qualité.
Combien de références proposez-vous dans vos
magasins ?
En ce qui concerne les huiles, nous nous limitons à une
trentaine de références soigneusement sélectionnées
par notre "chercheur d'huiles" sur tout le pourtour
méditerranéen. Avec l'objectif d'encourager l'exception.
Le principe de présentation est celui d'une bibliothèque :
toutes les huiles sont présentées dans le même
packaging, de manière à éviter un choix
guidé plus par le contenant que par la qualité
ou l'origine. Chaque produit fait l'objet d'un étiquetage
d'information complété dans le magasin par les
conseils du vendeur et les dégustations.
Les consommateurs doivent être formés aux goûts
des huiles : certaines sont poivrées, d'autres herbacées
ou florales
Ensuite, nous déclinons une petite
centaine de références toujours dérivées
de l'huile d'olive, des recettes rapportées de tous les
pays méditerranéens fournisseurs, que nous adaptons
au marché français avec des grands chefs. La gamme
comprend des sauces tomate, des biscuits andalous, des tapenades...
Des produits qui permettent d'accroître le trafic dans
les magasins, car l'utilisateur les renouvelle plus souvent
que l'huile.
Certains points de vente offrent un service de restauration.
Est-ce un développement pour le futur ?
C'est dans la logique du concept d'aller de l'huile à
l'assiette. Il s'agit d'une restauration simple, une carte de
tapas à l'huile d'olive, avec des recettes revisitées
par un chef, de manière à répondre à
une demande de cuisine légère. La clientèle
des restaurants - qui ne fonctionnent que le midi -
est à 80 % féminine. Une cible active, sensible
à la diététique méditerranéenne.
Aujourd'hui, pour toutes les nouvelles implantations, nous recherchons
des surfaces suffisamment grandes (minimum 100 m2) pour
installer d'emblée la restauration.
Un moyen de doper vos ventes ?
Oui, bien sûr ! En moyenne, 20 % des clients de nos
restaurants achètent dans la boutique.
L'achat d'impulsion est favorisé par le passage obligatoire
à la caisse, pour régler l'addition. Le ticket
moyen est de 25 euros.
Le concept Oliviers & Co est-il inspiré de l'Occitane
?
Je crois effectivement que l'épicerie fine peut s'inspirer
de la cosmétique, que ce soit en termes de packaging,
de merchandising, de qualité, de construction de gamme,
d'esthétique des points de vente, d'accueil des clients
Propos
recueillis par Florence Elman
| |
|
Oliviers
& Co
en chiffres |
•
50 magasins répartis en France,
en Belgique, en Angleterre et aux États-Unis
(10 ouvertures prévues en 2002).
•
100 m2 : superficie moyenne des
points de vente avec un service de restauration.
•
80 salariés en France.
| L'indicateur : |
Chiffre d'affaires en millions d'euros
|
| 2000 |
|
2002
(estimation)
|
|
70
|
100
|
| | |