Plutôt modéré
dans les bijouteries, le marché de l'horlogerie-bijouterie
retrouve son dynamisme grâce aux grandes surfaces.
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Mariages, anniversaires, Noël
les fêtes traditionnelles représentent 50 % du
chiffre d'affaires des bijoutiers. Un phénomène
qui touche toutes les célébrations. En quelques
années, la Saint-Valentin est devenue une valeur sûre
pour les enseignes, au même titre que la Fête des
mères !
En 2001, retour à la normale
Après trois ans de croissance (+ 4 % en 1998, + 5 %
en 1999 et 2000), le marché de la bijouterie-horlogerie
connaît, en 2001, un tassement de son activité,
avec un chiffre d'affaires de 5,4 milliards d'euros, identique
à celui de 2000.
Une modération qui n'inquiète pas pour autant
les professionnels, conscients qu'il s'agit d'un "retour
à la normale" après les effets vitaminés
du "millénium" et du "passage à
l'euro".
Le budget moyen est en hausse
Côté fantaisie (23 % de la valeur du marché),
le budget moyen consacré à l'achat d'un bijou
est orienté à la hausse, avec 161 euros contre
157 en 2000, et l'argent retrouve ses lettres de noblesse (+ 7 %).
Une tendance qui s'accentue dans le secteur du luxe - et
notamment pour les pièces supérieures à
1 000 euros - qui décolle de 5 %.
Ainsi, le haut de gamme de la bijouterie-horlogerie représente
32 % de la valeur du marché pour seulement 1,6 %
des unités vendues
On notera le retour en grâce
des pierres précieuses de couleur ainsi qu'une forte
demande sur l'or et les diamants.
À la portée de toutes les bourses
Cette "soif de l'or" n'est pas le privilège
des bijoutiers. Au milieu des années quatre-vingt - en
pleine morosité économique -, la grande distribution
attaque ce marché. Leclerc ouvre son premier Manège
à Bijoux en 1986, avec un argument qui fait mouche :
des prix plus bas que ceux des bijouteries de centre-ville.
Quinze ans plus tard, l'enseigne, forte de plus de 230 points
de vente, confirme sa position de leader, alors que le paysage
commercial poursuit son lifting avec la montée en puissance
de spécialistes aux concepts forts, tels Histoire d'Or,
La Guilde
des Orfèvres ou les Megalithes
Le pari ?
Rendre le bijou encore plus accessible, sans en faire un "produit
de Caddie".
Un décloisonnement illustré ces dernières
semaines par l'ouverture d'une boutique Tati
Or
rue de la Paix !
Florence
Elman | |
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Le
marché de l'horlogerie-bijouterie en chiffres
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Chiffre
d'affaires :
5,4 milliards d'euros
Répartition du CA en 2001
• Bijoux
or : 59 %
•
Bijoux fantaisie
: 23 %
•
Montres : 18 %
Distribution bijoux en or
• Bijouteries
centre-ville : 42,5 % en unités
et 50,3 % en valeur
• Bijouteries
centre commercial :
19,1 % en unités et 13 % en valeur
• Artisans
et vente directe :
2,8 % en unités et 13,6 % en valeur
• Grandes
surfaces : 30,6 % en unités
et 14,1 % en valeur
• Autres
: 5 % en unités et 9 % en valeur |
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