Rencontre avec ... 
H&M ouvre 90 magasins en 2002
La Fnac poursuit son aventure italienne
La Foir'Fouille relooke ses magasins
"Le désir… une autre stratégie marketing"
"Quand la PLV dédiée au crédit déclenche l'acte d'achat..."
Introduction :
La distribution crée l'événement...
Les marques font
leur entrée en scène
Des stars internationales pour faire exploser les ventes
Les enseignes citoyennes...
Un calendier et des budgets pour tous
Evénements, les "classiques" attirent le chaland !
Pour fêter ses 30 ans, Gitem rajeunit ses enseignes
Oliviers & Co crée les bibliothèques d'huiles
Office Dépôt veut ouvrir cinquante magasins dans les cinq ans à venir
Les voyages en ligne conservent le cap…
L'horlogerie-bijouterie est remontée à bloc !
Pour répondre aux exigences des consommateurs, les enseignes doivent anticiper leurs désirs et s'adapter à leur besoin de reconnaissance.
 
Face à un consommateur de plus en plus nomade et volatil,
les enseignes se sentent démunies.
Jean Mouton, directeur de la communication d'une collectivité et enseignant à l'ESCP, conseille dans son ouvrage "Le Marketing du désir"(*) de sortir des classiques de la fidélisation - cartes de fidélité, cadeaux, grattages, cumul de points -, "pièges à clients" de moins en moins efficaces. Il prône un nouveau concept stratégique : la double interaction du désir.

Comment est né ce concept ?
Jean Mouton : Du constat que les enseignes font fausse route en perfectionnant sans cesse leurs "pièges à clients". La société a considérablement évolué depuis un quart de siècle : les enseignes doivent prendre conscience que le pouvoir est entre les mains du consommateur.
Face à un choix pléthorique, il choisit d'adhérer à telle marque, tel produit, tel service, ou de préférer un concurrent... La notion de clientèle captive est aujourd'hui désuète.
En revanche - et c'est le fondement du concept de la double interaction du désir -, l'enseigne doit travailler au-delà du produit sur les conditions d'une adhésion spontanée du client.

De quelle manière peut-on activer cette adhésion ?
L'activation du désir est le fruit de la rencontre entre deux interactions. La première entre le client et l'enseigne, et la seconde entre la satisfaction du besoin du client et la réponse à sa demande de reconnaissance. Ce double flux est nécessaire à la réactivation du désir.
Un consommateur qui achète un produit en ligne sera déçu si le chargement du site est trop long ou si la livraison tarde. Le besoin est satisfait, mais pas la demande de reconnaissance. Ce décalage entre la promesse et la réalité fait perdre beaucoup de clients aux enseignes.

Quelles sont les applications à mettre en œuvre ?
C'est d'abord se constituer un état d'esprit ! Reconnaître le client et son pouvoir réel constituent aujourd'hui les bases obligées de toute approche commerciale.
Il faut aimer un peu (ou beaucoup) son client et lui témoigner de la générosité pour qu'il devienne fidèle. Il faut aussi sensibiliser l'ensemble du personnel, de manière à ce que chacun, quel que soit son niveau hiérarchique, intègre ce besoin de reconnaissance du client. Cette stratégie doit être au cœur des préoccupations de l'enseigne. Si le personnel se l'approprie, les résultats positifs sont immédiats.

(*) "Le Marketing du désir", l'indispensable stratégie - Jean Mouton - Éditions d'Organisation.

Propos recueillis par Florence Elman