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Pour répondre aux désirs
des clients, les enseignes jouent la carte du commerce
citoyen et de la personnalisation.
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spécialisée marque des points, les grands
magasins se renouvellent, la VPC fait les frais des 35
heures
Aujourd'hui, le débat porte sur l'avenir
de l'hypermarché dans la société
des consommateurs", constate Robert Rochefort, directeur
général du Credoc, auteur de "La Société
des consommateurs", chez Poche Odile Jacob.
Quelles sont les dernières
évolutions de la société des consommateurs ?
Robert Rochefort : Après une décennie
où l'immatériel dominant était
"la rassurance", nous avions pensé
à tort que ce début de siècle verrait
le comportement "consommateur-entrepreneur"
et sa tendance "sur mesure" devenir omniprésents.
Or, le vieillissement de la population, la baisse du
chômage - qui a permis à 900 000 personnes
de consommer plus - et le retour des temps d'inquiétude
ont modifié la donne. Aujourd'hui, il n'y a pas
une appétence particulière, mais plutôt
la combinaison de deux
Quelles sont ces deux tendances
lourdes ?
Le commerce citoyen et la personnalisation de la consommation.
La première découle de la persistance
de l'immatériel de "rassurance". Cela
se concrétise par une prise de conscience de
l'impact de ses choix de consommation sur l'environnement
et sur la vie des autres.
La seconde résulte de la diffusion du modèle
"entrepreneurial". Le consommateur élabore
son propre schéma de consommation et applique
des stratégies d'achat élaborées.
D'où la nécessité d'une offre dite
"sur mesure".
Quelles sont les répercussions
sur la distribution ?
Le développement du commerce équitable
et des chartes éthiques chez les distributeurs,
la performance du petit commerce spécialisé
dans le sur-mesure, l'émergence du commerce communautaire
et ethnique, et enfin la possibilité aux enseignes
de satisfaire les niches de distribution comme la distribution
automatique.
Propos recueillis par Hugo Styx
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Les
chiffres
Commerce
équitable et distribution automatique
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24 % des Français
avaient entendu parler du commerce équitable
en septembre 2001 - selon Ipsos - contre 9 %
en octobre 2000.
•
12 millions d'euros, c'est
le chiffre d'affaires généré
en 2001 par la vente en France des produits
labellisés Max Havelaar. En 2000, il
s'élevait à 5,9 millions d'euros.
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Les entreprises représentent
74 % de la clientèle et 66 %
du chiffre d'affaires de la distribution automatique
en 2001.
•
3,6 milliards, c'est le nombre
de consommations issues de la distribution
automatique, dont 3,1 milliards de gobelets
(boissons chaudes essentiellement). |
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