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Développement centralisé
ou dynamisme des indépendants
Si les structures
commerciales diffèrent, les moyens mis en uvre
ne sont pas forcément opposés.
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Les réseaux commerciaux français
reposent sur des structures juridiques diverses. Plus
ou moins souples, plus ou moins encadrées par la
loi, chacune présente ses avantages en matière
de développement.
Revue de détail avec Maître Olivier Deschamps,
du cabinet D, M & D, spécialiste du droit de
la distribution et avocat au Barreau de Paris.
Quelles sont les forces des réseaux intégrés ?
Maître Olivier Deschamps : Dans les
groupes succursalistes, la décision prise par la
direction générale s’applique immédiatement
à tous les magasins et va s’imposer sans
rencontrer de réticence.
… Et quelles sont celles de la franchise ?
La franchise permet d’associer la réussite
d’un entrepreneur et le dynamisme de commerçants
indépendants,
La forme coopérative unit des indépendants
sur le principe “un homme représente une
voix”, et tous participent au processus de décision.
Chacun est propriétaire d’une partie des
actifs du réseau. C’est ce qui la distingue
d’ailleurs du groupement d’indépendants,
qui ne suppose pas la création d’une société,
dont chacun doit obligatoirement être actionnaire.
Les réseaux indépendants doivent leur compétitivité
à la motivation des hommes qui travaillent pour
leur compte.
Peut-on déterminer les contraintes inhérentes
à chacun de ces systèmes ?
Un développement en succursales demande de
gros capitaux. Et dans ce système, les directeurs
de magasin ne sont pas propriétaires de leur commerce.
Il faudra donc entretenir leur motivation.
De leur côté, les réseaux d’indépendants
vont se heurter à d’autres limites, telles
que le référencement. Ainsi, un franchiseur
ne peut juridiquement pas imposer à son franchisé
un approvisionnement. Sauf à prévoir des
clauses, très encadrées par le droit, qui
ne peuvent concerner que des produits à marque
ou ayant des caractéristiques techniques particulières.
L’homogénéité du réseau
va ici être en cause.
Quel intérêt représente aujourd’hui
les réseaux mixtes ?
Il s’agit, selon moi, des réseaux les
plus puissants. Ils sont en effet capables d’investir
dans des succursales coûteuses sur des emplacements
chers et d’essaimer en franchise dans des zones
de moindre importance où une succursale ne serait
pas rentable.
Propos recueillis
par Aline Dutille
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Les
chiffres
La
franchise de distribution reste prédominante
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Selon les derniers chiffres
de la FFF (Fédération
française de la franchise), la franchise
concernait, à la fin 2001, 653 réseaux
et comptait 32 240 franchisés,
soit 331 000 emplois, pour un chiffre
d’affaires de 30,5 milliards d’euros.
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La franchise de distribution
représente 55 % de la franchise
globale et reste prédominante par rapport
à la franchise de service.
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La franchise française
représente 40 % de la franchise
européenne, elle a su développer
ses propres réseaux, seulement 10 %
des réseaux de franchise qui se développent
en France sont étrangers. |
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