
En inaugurant une vitrine de choix au cour de la capitale, JouéClub démarre sa reconquête
des centres-villes.
Depuis 1966, l’enseigne spécialisée JouéClub
a vécu la montée en puissance des hypermarchés
et des grandes surfaces du jouet. Malgré cette concurrence
acharnée, JouéClub reste une référence
en la matière.
Jackie Pellieux, président du groupement revient sur
les succès de l’enseigne.
Ces dernières années vous avez multiplié
vos canaux de distribution… Pourquoi ?
En 1996, nous avons lancé un catalogue de vente
par correspondance, et l’année suivante, un site
Internet, que nous avons fait évoluer en 2000. Notre
objectif est de couvrir les besoins des consommateurs où
qu’ils se trouvent.
Nous devons donc être présents sur tous les terrains
de vente, même virtuels. C’est aussi une question
d’image de marque : Internet et le catalogue représentent,
pour nous, de formidables outils de communication.
Quelle est la clé du
succès de JouéClub ?
Notre stratégie est basée sur le conseil :
pour des prix identiques à ceux des hypers, nous devons
apporter plus au client. C’est pourquoi nous avons mis
sur pied une école pratique JouéClub, dans laquelle
nos vendeurs sont formés.
Ils apprennent à connaître les produits, le marché,
les enfants, et sont à même de dialoguer avec
les clients. Nous sommes donc aux antipodes d’une enseigne
de libre-service.
Par ailleurs, nous avons développé une gamme
de services très attractifs tels que la possibilité
de réserver ses jouets de Noël dès le mois
d’octobre, le label qualité sur des jouets que
nous testons en magasin, la garantie 5 ans des articles au-delà
de 15 euros, la carte magique JouéClub (qui permet
à l’enfant de cumuler des points à chaque
achat, avec lesquels il obtient un article gratuit de son
choix)…
Pour un distributeur, quels
sont les plus de votre enseigne ?
Nous sommes les meilleurs ! Et surtout, nous sommes un
vrai groupe avec une présence sur le marché, qui
nous permet de personnaliser des lignes de produits exclusifs,
de faire modifier certains articles pour qu’ils collent
mieux à la demande.
Nous sommes un réseau d’indépendants, pas
de franchisés.
Concrètement, comment rejoint-on le groupement ?
Il y a d’abord un sas d’entrée : le réseau
JVB. Pendant deux à trois ans, les candidats ont accès
à tous les avantages de notre enseigne, sans le service
de garantie de paiement de la centrale. S’ils adhèrent
vraiment au concept, ils deviennent membres du groupement à
part entière.
Qu’est-ce qui a motivé la création du
Village JouéClub à Paris ?
Ce point de vente est d’abord une vitrine de prestige,
dans un passage classé monument historique. Sur 2 000 m2
nous avons agencé le lieu à la façon d’un
“shop in shop” : maison des poupées,
maison des tout-petits, maison Légo…
Nous proposons également de véritables services
de qualité : voiturier, coiffeur, nursery, billetterie,
possibilité d’y réaliser des anniversaires…
Ce magasin doit nous permettre de reconquérir le centre
des grandes villes. Auparavant, nous travaillions avec les points
de vente La
Grande Récré qui ont, depuis, monté
leur affaire en nom propre.
Si le Village fonctionne aussi bien qu’actuellement, nous
envisagerons d’autres ouvertures en province.
Avez-vous d’autres axes de développement ?
Nous travaillons notre stratégie européenne. Le
1er octobre 2002, nous avons signé un accord avec les
magasins du groupement coopératif La
Giraffa en Italie : 50 de leurs magasins vont passer
sous notre enseigne, avec une perspective de 100 points
de vente fin 2003.
Propos
recueillis parJean Desrayaud | |
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JouéClub
en chiffres
|
. 300 magasins
.
1600 salariés
.
8000 ventes en ligne pour l’année
2001.
.
1600 produits inscrits au catalogue
et sur le site Internet.
.
140 000 cartes magiques
attribuées.
| L'indicateur : |
Chiffre d'affaires en millions d'euros
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2000
|
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2001
|
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244
|
270
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