Les portiques au printemps, les vélos et les trottinettes avant les grandes vacances, les seaux et les pelles en juillet, les jeux de société toute l’année… Pour vendre plus, les industriels et les distributeurs tentent à tout prix de désaisonnaliser le rayon jouet.
Le jouet, un marché saisonnier très concurrencé
Aujourd’hui, près de deux tiers des achats sont
concentrés sur les mois de novembre, décembre
et janvier. “C’est trop”, proclament les
enseignes qui qualifient le jouet de linéaire à
hauts risques.
Faire ses achats douze mois à l’avance, anticiper
les “lettres au Père Noël”, miser sur
les bonnes nouveautés (60 % des achats),
séduire des enfants qui sortent de plus en plus tôt
de l’univers du jeu… Telles sont les difficultés
de ce rayon (1,3 % en valeur en 2001) qui doit aussi contrer
la concurrence des livres, des jeux vidéo, des vêtements,
du sport…
Les bébés, grands consommateurs de jouet
En 2001, la dépense moyenne jouet par enfant de 5 à
10 ans a diminué de 6 %, et celle des 10
à 14 ans ne représentait plus que 5 %
des ventes. Heureusement, avec 775 000 naissances
par an (en moyenne depuis trois ans), les jouets premier âge
affichent une croissance de 9,4 %. Une quasi-égalité
avec les jeux de société qui progressent de
9 %.
Côté achat, l’hypermarché est à
la première place avec 46,2 % des ventes, devant
les spécialistes du jouet (30,7 %) et la VPC (4,7 %)
Cette année, les responsables de rayons misent sur le
karaoké, les consoles de mixage pour futures graines
de star… et les avatars de l’incontournable Harry Potter !
Florence Elman
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Chiffres
pour l'année 2001
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Chiffre
d'affaires :
3,05 milliards d’euros
dont 59,1 % des
ventes réalisées
à Noël
Les circuits
de distribution :
. Hypers :
46,2 %
. Spécialistes
: 30,7 %
. VPC
: 4,7 %
. Divers
: 18,4 %
Répartition des jeux
et jouets par catégories
. Jeux
vidéo: 20,6 %
. Premier
âge : 12,6 %
. Poupées
: 11,9 %
. Jeux
et puzzles : 11 %
. Autres
: 43,9 % |
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