Dossier : Mode, musique, sport... Label banlieue 
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Le succès du marketing
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L'assurance crédit, synonyme de sécurité et
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Pour son édition 2003, l'Observateur Cetelem change de formule !
Mode, musique, sport... Label banlieue
Un eldorado pour
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Sportswear...
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Le luxe branché s'accorde en "verlan"
La banlieue trouve
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Comment Dia va conquérir l'Amérique
Pro&Cie choisit de jouer
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Les scooters arrivent
en pôle position...

Musique, sapes, potes... Pour coller à leur style, les rappeurs lancent leurs marques !

Beatum, Bullrot, Com8, Royal Wear, Double H, Wrung… Ces mots, un peu étranges pour qui n’est pas affranchi, représentent la partie visible d’un phénomène qui se développe depuis un peu plus de dix ans en France : celui du street-wear 100 % banlieue.

Les codes de la banlieue à la portée de tous
Fières de leurs origines, ces marques qui, il y a peu, étaient encore réservées aux initiés, ne sortent pas de l’imagination de jeunes créateurs “tendance”, ni du Sentier… Elles sont les produits du rap.
Créées et portées par les “lascars”, elles sont aujourd’hui arborées par une partie des ados, des bo-bo et de certaines personnalités médiatiques. Sur le créneau du tee-shirt en coton et du sweat-shirt en acrylique, les plus prestigieuses telles que Dia (voir notre dossier, point 5) commencent même à chahuter les mastodontes du sportswear tels que Nike, Adidas, Puma ou encore Reebok !
Le monde du hip-hop – hier souterrain et pauvre – s’est organisé en réseaux pour ne pas être artistiquement, ou du moins économiquement dévoré par les multinationales. Après avoir ouvert leur propre label de musique, les enfants de la banlieue ont investi le chiffon. À l’image de la communauté afro aux États-Unis qui a développé ses propres marques telles que Fubu (For us, By us – Pour nous, Par nous), le galop d’essai est réalisé, en France, par le groupe Assassin qui, en 1991, lance une ligne de vêtements du même nom.

“Sauvageons”, artistes… et business men
Dans son sillage, Joey Starr commercialise Com8, quand son compère de NTM – Kool Shen – crée 2High, Sully Sefil et Cut Killer crééent respectivement Royal Wear et Double H…
“Quand nous avons créé Double H Productions, nous pensions qu'il serait bien aussi de sortir une ligne de vêtements, constate Cut Killer, rappeur, créateur et Pdg de Double H Productions. J'ai toujours aimé les fringues et plutôt que d'aller les chercher aux États-Unis, je me suis dit que je pouvais aussi bien les faire moi-même.”
Rapidement, le street-wear est devenu un simple élément promotionnel et marketing. “Le business de la rue doit revenir à la rue, lance Cut Killer. Il est normal que ceux qui contribuent au business en détiennent les rênes.”
Bref, chaque groupe porte aujourd’hui des “fringues” à son effigie ou à celle de ses “potes”. Dès lors, l’uniformité et le cliché pointent leur nez. La “démarche pamphlétaire” du street-wear, comme la définit le Pdg de Made in sport et Citadium, Didier Lalande, n’est plus ou presque.

Inventivité et débrouillardise, un duo gagnant
Aux quatre coins de l’Île-de-France, mais aussi à Marseille, Lyon, Rennes, des jeunes lancent des marques de “sapes” en briguant le jackpot, comme ce fut le cas pour Mohamed Dia.
Par exemple, pour Nicolas Rosemain, 28 ans, graphiste autodidacte et free-lance, sa marque Beatum – prononcez bitume – “est une marque qui colle à la rue, à la banlieue”. Son aventure textile débute en 1999.
Sans moyen, mais avec des articles à l’esprit frondeur et l’identité forte (tee-shirt à code-barres), le “buzz”* fonctionne bien. Il écoule ses premières pièces dans son quartier et aux Puces de Clignancourt. Au culot, il démarche le journaliste de Canal + Philippe Vandel et le Duo Fred et Omar. Et ça marche ! Aujourd’hui, il vend en province et en Belgique dans les skate-shops et autres jeanneries. Mais pour continuer, il a aujourd’hui besoin d’un partenaire économique. C’est aussi cela, le “sape-business” !

* Buzz : une rumeur positive, un bouche-à-oreille efficace.

Hugo Styx

En savoir plus
À lire
et à voir
 Magazine Technikart www.technikart.com

 Études du Crédoc
142, rue du Chevaleret
75013 Paris
Centre de documentation
Tél. : 01 40 77 85 04
www.credoc.asso.fr

 À propos de Jean-Paul Gaultier
www.jeanpaul-
gaultier.com

Jean-Paul Gaultier, par Farid Chenoune, collection Mémoire de la Mode, Édition Assouline.

 "Le journal LSA",
Actualités et archives
www.lsa.fr

 Sportswear International
Le magazine sur les dernières tendances du street et du sportswear
Tél. à Milan :
00 39 2 58 169
Tél. à New York :
00 1 212 768 84 50

• Site sur la culture
hip-hop

www.hiphoparea.com

 Le site de l’économie du sport et de la pratique sportive
www.sport.fr

 Lezarts Urbains
Le centre de documentation des cultures urbaines et populaires actuelles
est installé à la bibliothèque de Saint-Gilles (Maison du Livre) à Bruxelles.
www.lezarts-urbains.be

 L’impact du phénomène banlieue sur les marques de prêt-à-porter haut de gamme.
Directeur de l’étude Fabien Kay, collections Nouvelles tendances, septembre 2002, 120 pages.

 Cœurs de banlieue, codes, rites et langage, de David Lepoutre,
Odile Jacob.

• La culture hip-hop en France, de Hughes Bazin, Desclée de Brouwer.

• Culture hip-hop,
document collectif
, l'Harmattan

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