Quand le café classique
n'a plus la cote, cappuccino et autre moccacino jouent
leurs atouts ! Columbus café s'impose sur ce nouveau
créneau. |
En 1994, Philippe Bloch et Ralph Hababou introduisaient le concept
d’Espresso Bar en France. Les fondateurs de Columbus
Café reviennent sur leur parcours. Qu’est-ce
qui vous a donné l’idée de créer
Columbus Café ? Philippe
Bloch : Contrairement à une idée reçue,
ce n’est pas l’enseigne Starbucks mais le Coopers
Coffee de Columbus Avenue à New York qui nous a inspirés,
d’où le nom de notre enseigne !
Cet endroit nous a totalement séduits, l’atmosphère,
les produits, tout concourait au bien-être, alors nous
nous sommes dit pourquoi pas en France ! Qu’est-ce
qui vous différencie d’un café classique ?
Ralph Hababou : Tout ! Nous sommes en
rupture totale avec “le” café traditionnel.
Nous avons osé imposer une enseigne originale dans un
domaine où il n’y a que des indépendants.
Puis nos cafés sont majoritairement non fumeurs, sans
service en salle, ni boissons alcoolisées. Nous misons
sur la qualité de l’accueil, du service et l’hygiène.
Notre univers gourmand a conquis ceux qui avaient déserté
les cafés traditionnels, principalement les jeunes et
les femmes. Nous exploitons un nouveau marché plutôt
que nous ne concurrençons des acteurs existants.
Pensez-vous que le marché pour votre formule
existait ? P. B : Nous sommes
passés par une phase d’éducation du marché.
Une chose est cependant certaine : nous ne faisons pas d’étude
de marché pour les nouveaux produits car c’est
le meilleur moyen pour ne rien faire ! L’innovation
ne nous fait pas peur. Pourtant votre démarrage
a été un peu chaotique…
P. B : En effet, les deux premiers magasins
de Paris et Lille, ouverts en 1994, ont fermé rapidement.
Ce n’était pas le concept qui était à
remettre en cause, mais notre implantation.
Ensuite, nous avons fait des cafés, au siège de
DDB, puis dans les magasins FNAC…
Et, en 1999, nous avons enfin ouvert le Columbus Café
de la rue Vieille-du-Temple, en solo. Depuis, c’est reparti ! Quels
sont les “services plus” ? R.
H : Notre credo est d’être toujours au
cœur de la modernité et de la mobilité. Outre
les cartes de fidélité, ou la mise à disposition
de la presse quotidienne, la nouveauté de la fin d’année
2002 est l’ouverture à Neuilly de notre premier
Hotspot Wi-Fi.
Grâce à cette technologie, on surfe sur Internet
en haut débit, sans fil, depuis son portable ou son PDA,
grâce à une borne Wi-Fi, tout en buvant son café.
En 2003, l’ensemble de nos Columbus Café sera connecté
à ce réseau. Aujourd’hui,
quelle est votre stratégie de développement ?
P. B : Les partenariats montés au départ
répondaient à une stratégie par défaut
qui s’est révélée efficace. Mais
il y a peu d’enseignes mutuellement compatibles. Cela
permet de s’implanter dans des endroits prestigieux comme
sur les Champs-Élysées, avec la FNAC, mais le
co-branding a ses limites pour imposer réellement une
enseigne.
Aujourd’hui, notre objectif est donc d’ouvrir également
des magasins en solo, sur rue ou dans des centres commerciaux
à Paris et sa banlieue et en Belgique. Le partenariat
reste néanmoins une bonne formule pour ouvrir des points
en province. Pour le reste de l’Europe, nous verrons plus
tard…
Propos recueillis par Domytile
d'Eliassy |
|
| Columbus Café
en chiffres |
•
1994 date de création.
•
30 magasins fin 2002, dont 8
en Belgique, 26 en propre et 4 en franchise.
•
Fnac, H&M, DDB enseignes
et entreprises partenaires.
•
10
à 15 ouvertures prévues
pour l’année 2003.
| L'indicateur : |
Chiffre d'affaires en millions d'euros |
| 2001 |
|
2002 |
| 5,5 |
6,8 |
|
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