Mariage... un rêve qui se vend bien ! 
Quand le chat n'est pas là...
L'Arbre à Fraise cultive le prix unique
Tati recrée la rue dans ses magasins
Ronan Chastellier "S'adresse aux jeunes sans jeunisme"
Cetelem accompagne les distributeurs depuis 50 ans
Cetelem en quelques dates clés
Mariage... un rêve qui se vend bien !
Robe de mariée,
le symbole a un prix
La location fait la joie des mariés
Voyage de noces en tête de liste
Les salons dictent les tendances
Les commerces ouvrent leurs listes
Pronuptia, un couturier pour toutes les mariées
Christofle embellit les tables du monde entier
Villedieu Traiteur,
une saga sur fond de gourmandise
Liste de mariage en ligne...
Le bonheur à portée de souris

Les lunettes de soleil en mettent plein la vue

La liste de mariage évolue… pour le malheur des uns et le bonheur des autres.

Après le pic du nombre d'unions de l'an 2000, 2002 a enregistré 8 000 mariages de moins qu'en 2001. Cette année encore, la récession et le conflit en Irak expliquent l'attentisme des futurs mariés ainsi qu'une certaine contraction du marché. Pourtant, ceux qui franchissent le pas préfèrent déposer leur liste dans les grands magasins.

Les grands magasins misent sur les synergies de groupe
Afin de répondre aux nouvelles attentes des mariés vers des produits déco, loisirs, sport, hi-fi-tv, les grands magasins exploitent leurs synergies de groupe pour conserver leur main-mise sur la liste de mariage.
Les listes du Printemps à Deux, nouveau concept transverse de la Boutique Blanche, permettent aux couples mariés (ou pacsés) de piocher dans tous les étages du magasin mais aussi à la Fnac, chez Conforama et Citadium, Madelios... Idem pour le groupe Galeries Lafayette qui a passé un accord de réciprocité d'achat liste avec sa filiale BHV.
Résultat : pour déposer leurs listes, 61 % des mariés préfèrent en effet les grands magasins. Une politique commerciale qui laisse peu de parts du gâteau aux autres... Ainsi, le reste du marché revient aux boutiques spécialisées (18 %), aux sites Internet (7 %) et aux commerces de proximité (4 %).

Les spécialistes organisent la résistance
À la maison Madronet, l'un des nombreux magasins spécialisés en arts de la table, rue Paradis à Paris, le dépôt de liste ne représente plus que 5 % du chiffre d'affaires. Cambray Frères fait mieux avec 20 % des ventes, mais a tout de même connu une baisse de 30 % en l'espace de quatre ans sur ce service. Ce spécialiste vient souvent en liste de complément des grands magasins car il propose un choix très large à des prix compétitifs.
En province, les deux magasins "Bastide" d'Alès et Nîmes sont passés, en douze ans, de 1 000 listes annuelles à 350, soit 70 % du CA total contre 30 % aujourd'hui. Pour étendre leurs champs d'action, certains spécialistes ont conclu des accords avec des voyagistes ou des distributeurs d'électro-ménager, d'autres se sont fédérés en réseau pour faire de l'interliste, à l'instar de Marialiste ou Paquet Rouge.

La grande distribution passe à l'offensive
Auchan et Casino se sont aussi positionnés sur ce qu'ils considèrent encore comme "un marché de niche". Un hypermarché Géant sur deux propose ce service, "important en terme d'image et de fidélisation". L'enseigne touche une catégorie socioprofessionnelle différente de celle des grands magasins, peu préoccupée par l'image de marque du magasin.
Ici, les achats tendent vers le multimédia, l'électroménager, la déco, le blanc et même l'alimentaire pour les grands crus. La valeur moyenne d'une liste s'établit à 1 500 euros contre environ 6 000 euros pour les magasins des grands boulevards.

Bertrand Bourgine
Du trousseau...
à la liste !
La liste de mariage - à ne pas confondre avec le trousseau de la mariée et la corbeille du marié tombés en désuétude - a évité à bien des couples de collectionner les seaux à glace…
"Lorsqu'elle est apparue en France, dans les années 50, frappée du sens pratique anglo-saxon, la liste était très mal vue", explique Catherine Salles, coauteur de L'Histoire du mariage. Remplir une tirelire, être obligé de choisir tel objet était peu apprécié. "L'historienne rappelle que, depuis le Moyen-Age, offrir des cadeaux permet aux parents, amis et voisins de participer aux frais de la fête ou à l'installation des ménages. Si, dans les familles modestes il s'agissait d'objets pratiques (horloge, moulin à café…), les milieux riches poussaient à la surenchère jusqu'à publier (déjà !) une liste des cadeaux dans les gazettes avec leurs prix…ainsi que l'identité des généreux donateurs !

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