Traiteur depuis trois générations,
l'entreprise familiale Villedieu est toujours à
la pointe de la mode en matière de gourmandise...
pour le plus grand bonheur des noceurs !
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Meilleur Ouvrier de France de père en fils ! Le
parcours de la famille Villedieu
est unique dans les annales de la pâtisserie.
À Marseille, leur griffe est devenue une valeur sûre
pour les gourmets. Rencontre avec Gilbert Villedieu aujourd'hui
à la tête de l'entreprise familiale.
Comment est née l'enseigne Villedieu ?
Gilbert Villedieu : C'est mon père,
André, qui a ouvert la première pâtisserie
Villedieu dans la banlieue de Marseille avant de "conquérir
la capitale phocéenne".
En 1952, il réalise son rêve, rachète
un fond de commerce boulevard Baille. Le succès démarre
vraiment en 1955 quand il obtient le titre de Meilleur
Ouvrier de France.
C'est vite devenu une affaire de famille...
En effet, quelques années plus tard, j'ai pris le relais.
Je suis allé à Paris chez Tholoniat pour apprendre
à travailler le sucre et j'ai obtenu le titre de Meilleur
Ouvrier de France en 1961. Les ventes et l'image ont à
nouveau été dopées.
Comment avez-vous géré votre croissance ?
La croissance du chiffre d'affaires, du volume d'activité
et des effectifs nous a amenés à professionnaliser
certains postes clefs comme la gestion, les achats... Mais,
les gains de productivité ne se sont pas faits au détriment
de la qualité, nous sommes, avant tout, restés
des artisans-créateurs.
L'intuition est aussi venue au bon moment ! En 1968, nous
avons investi dans une adresse prestigieuse : un salon
de thé sur la Canebière. Puis, dans le milieu
des années 70, la pâtisserie a été
recentrée sur deux sites et nous avons acheté
un mas près de Marseille pour organiser des réceptions.
Vous organisez plus de 70 mariages par an... Quelles
sont les tendances ?
Il y a vingt ans, les familles nous demandaient des "collations"
pour l'après-midi.
Aujourd'hui, nous servons un dîner et la fête se
prolonge toute la nuit. La dépense moyenne est de 65 euros
par personne et les réservations se font au moins 12 à
18 mois à l'avance.
Un traiteur doit savoir innover en permanence ?
Oui, pour le repas nous nous adaptons à toutes les demandes :
buffet tauromachie, dîner provençal, repas sur
le thème de la mer, avec, pour finir en beauté,
un feu d'artifice de desserts autour d'une pièce montée !
Là aussi, les attentes évoluent, l'offre doit
être originale et audacieuse. Nous introduisons des épices,
des contrastes de textures (moelleux et croquant), des fruits
exotiques, des nuances de café dans notre gamme.
Aujourd'hui, on attend d'un traiteur qu'il propose d'autres services...
Tout à fait ! Pour l'animation, les fleurs, la musique...
nous avons une liste de prestataires de confiance que nous avons
constitué au fil des années.
Nous proposons aussi, par exemple, une Roll's avec chauffeur
pour les mariés !
La relève est-elle assurée ?
Aujourd'hui, mon fils Claude - Meilleur Ouvrier de
France en 1986 - orchestre la création.
Propos recueillis par Florence
Elman
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Villedieu
traiteur
en chiffres
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•
27 personnes sur deux sites.
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Une quatantaine d'extras réguliers
(personnel de réception pour le Mas Garguier).
•
En 2002, 40 % du
chiffre d'affaires à été réalisé
côté pâtisserie et 60 %
côté traiteur.
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L'indicateur :
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Chiffre d'affaires en millions d'euros |
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2001
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2002
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1,48
€
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1,5 €
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