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| Avec les années de crise,
la redistribution des surfaces a remplacé la surenchère. |
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À l'image de Gap
et d'H&M,
de nombreux distributeurs ont adapté leur programme
de développement pour aller s'implanter aussi dans
les villes moyennes. "Il leur faut digérer
les lourds investissements réalisés ces
dernières années", observe le PDG de
Retail Consulting Group (RCG), Christopher Wilker.
D'autant que les perspectives ne sont guère réjouissantes
: disette d'emplacements "n° 1" en
centre ville, loyers élevés à Paris
comme dans les grandes agglomérations de province,
conjoncture économique défavorable, etc.
Le succès des villes moyennes
Les enseignes ajustent leur demande immobilière.
Elles délaissent les très grandes surfaces
au profit de points de vente plus petits, entre 150 et
300 m2.
Selon le directeur du département commerce chez
Auguste
Thouard, Jean-Jacques Bertrand, "ces magasins
présentent un meilleur ratio taille/valeur locative/vente
au mètre". De plus, tout comme Armand
Thiery, Pimkie
ou Camaïeu,
de plus en plus de distributeurs investissent les villes
moyennes. "Longtemps boudées pour des raisons
de rentabilité, ces localités doivent beaucoup
aux galeries marchandes ouvertes ou réhabilitées
ces dernières années", souligne Christian
Dubois, le DG de l'agence immobilière Helena Becker.
Le succès de l'Espace Coty au Havre témoigne
bien de ce changement.
Regain d'intérêt pour les ZAC
À l'exemple d'Herblay, on assiste en périphérie
à un redéploiement important des zones d'activités
commerciales (ZAC).
Un sursaut qui permet à des collectivités
locales d'enrayer l'évasion commerciale vers des
villes plus grandes.
Hugo Styx
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Les
centres
commerciaux |
En dépit
des délais d'obtention d'autorisation
de plus en plus long, de la réglementation
"extrême", des recours
au tiers, les centres commerciaux demeurent
un secteur d'activité très
porteur pour les promoteurs et les gestionnaires.
"Ce segment du marché commercial
présente un profil de risque
peu élevé, n'est pas soumis
aux effets de cycles économiques
et offre une croissance régulière
des revenus", rappelle le numéro
un européen et français
du secteur, le groupe Klépierre-Ségécé.
D'autant plus que les enseignes sont
demandeuses. `
Par conséquent, sur les 200 programmes
immobiliers recensés en 2003,
en périphérie, 99 concernaient
les centres commerciaux et, majoritairement,
pour des agrandissements et des rénovations. |
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