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La nouvelle loi de sécurité financière apporte des changements pour le crédit à la consommation notamment pour sa pub.
 
Le 2 février 2004, la "loi de sécurité financière" entrera en application. Parmi toutes les mesures, quelques-unes concernent directement le crédit à la consommation. Jean-François Trussant, directeur des relations institutionnelles chez Cetelem, revient sur les changements qu'elle va engendrer en matière de publicité.

Dans quel contexte la loi de sécurité financière a-t-elle été rédigée ?
Jean-François Trussant : Anecdotiquement, sachez que c'est la plus longue loi de la ve République.
C'est aussi et surtout une loi très importante qui marque une volonté de clarifier certaines pratiques financières et de rendre notamment plus transparente la communication dans ce domaine.
Le crédit à la consommation dans ses aspects relationnels avec le consommateur a donc été pris en compte par cette loi.

Quelles sont les nouvelles dispositions publicitaires imposées par cette loi ?
En matière de crédit à la consommation, la loi impose deux choses pour rendre la publicité plus loyale et informative. D'une part, elle ajoute deux nouvelles mentions obligatoires aux six déjà existantes : le caractère fixe ou révisable du taux et la période d'application du taux s'il est promotionnel. D'autre part, certaines informations, comme la nature de l'opération, le taux effectif global (TEG)… seront plus lisibles grâce à une règle relative à la taille des caractères (voir encadré ci-contre).
À propos des taux nominaux, mensuels, etc. La loi impose désormais de ne communiquer que sur le TEG…
Oui, et c'est une mesure qui va dans le bon sens. Le taux effectif global devient ainsi la seule unité de mesure.
En incluant le taux d'intérêt, les frais de dossier éventuels, l'assurance quand celle-ci est obligatoire et les perceptions forfaitaires, le TEG a le mérite de rendre comparable les différentes offres de crédit. C'est donc une clarification tout à fait positive.

Quel type d'image cette loi donne à la communication sur le crédit ?
En interdisant d'indiquer que le crédit peut être octroyé sans éléments d'information permettant d'appréhender la situation financière ou de suggérer que le crédit constitue une augmentation de ressources, la loi impose des mesures de bon sens déjà appliquées par beaucoup dont Cetelem, bien sûr.
En définitive, la publicité sur le crédit sera réputée plus loyale car plus normée.

Et pour la libéralisation du crédit gratuit, qu'en est-il ?
En cours de préparation, la loi "Chatel" prévoit, entre autres mesures, une certaine libéralisation de la publicité sur le crédit gratuit, qui jusqu'à maintenant n'était autorisée, pour des durées supérieures à trois mois que sur les lieux de vente.
Nous considérons que le crédit gratuit est un des nombreux moyens de promotion mis à la disposition des distributeurs, mais ne doit pas être un procédé permanent, sous peine de devenir inopérant. N'oublions pas que c'est le distributeur qui finance le crédit "gratuit".

Comment réagissez-vous à l'annonce d'une loi sur le crédit à la consommation ?
Nous faisons valoir notre point de vue et notre expertise professionnelle lors de concertation avec les pouvoirs publics.
Ainsi, la mesure tendant à assimiler au démarchage toute offre de crédit sur le lieu de vente n'a finalement pas été retenue dans la loi de sécurité financière.

Et avec les distributeurs comment cela se passe-t-il ?
Sur certains sujets, nous discutons avec des associations professionnelles de distributeurs telles que la fédération des entreprises du commerce et de la distribution, le conseil du commerce de France, l'union des grands commerces de centre-ville… pour coordonner nos points de vue et renforcer nos argumentations. Cetelem est bien évidemment l'allié fidèle des distributeurs, c'est pourquoi nous les associons également à nos réflexions sur l'application de certaines mesures.

Propos recueillis par Domytile d'Eliassy
 Ce que dit
la loi…
Quelles sont les informations à afficher dans le corps principal d'une publicité ?
la nature de l'opération et sa durée ;
le TEG, s'il y a lieu, et son caractère fixe ou révisable ;
le taux promotionnel, s'il y a lieu, et sa période d'application ;
le montant des remboursements par échéance.
Et ce pour toute publicité écrite quel que soit le support utilisé.
Ces informations doivent aussi être dans une taille de caractères au moins aussi importante que celle utilisée pour indiquer toute autre information relative aux caractéristiques du financement.

Concernant le démarchage quels sont les changements ?
La loi élargit la définition du démarchage à toute prise de contact non sollicitée par le client telle que la visite à domicile, le mailing postal, le phoning, le courrier électronique…

Et pour les cartes de crédit, qu'en est-il ?

La mention carte de crédit devra être spécifiée en caractères lisibles au recto de la carte pour toutes celles émises un an après la promulgation de la loi, soit le 2 août 2004.

 Les distributeurs
au Cetelem…


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