| Relation humaine, conseil
et proximité
grâce à ces
valeurs, La Grande Récré vend des
jouets toute l'année. |
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Au jeu de la croissance, Jean-Michel Grunberg est un fin
stratège. À l'horizon 2008, le réseau
La
Grande Récré dépassera les 200
points de vente. Une histoire qui débute en 1977
au centre commercial Parinor, à Aulnay-sous-Bois
(93)
Comment est née l'enseigne La Grande Récré
?
Jean-Michel Grunberg : Le premier magasin a été
créé par mon père en 1977. Il voulait
devenir le spécialiste du jouet implanté
en centre commercial. Nous avons peaufiné le concept
pendant près de dix ans avant de le dupliquer.
Le développement a donc vraiment démarré
en 1986, avec un rythme régulier de trois à
quatre ouvertures par an et un objectif de 50 points
de vente à l'horizon 2000.
Aujourd'hui La Grande Récré est devenue
une enseigne de notoriété nationale et gère
89 magasins en propre.
Le marché du jouet a la réputation d'être
"bataillé".
À quoi tient votre réussite ?
Le concept La Grande Récré privilégie
la relation humaine. Sur ce marché très
spécifique du jouet, il faut en permanence se rappeler
que l'acheteur n'est pas l'utilisateur.
Les parents, les grands-parents, les adultes en général
ont besoin d'être conseillés, rassurés,
aidés dans leurs choix. Notre personnel est formé
dans ce sens. Au-delà du packaging, les vendeurs
connaissent les produits, sont capables de trouver le
produit adapté à l'âge de l'enfant,
d'avoir un vrai discours de spécialistes. Notre
force, c'est la proximité avec un très grand
choix !
Quelques mots sur le marché du jouet ?
C'est un marché dynamique (+6,4 % en 2002)
qui bénéficie depuis trois ans d'une forte
natalité.
Aujourd'hui, le budget moyen annuel consacré aux
jeux et aux jouets atteint 275 euros par enfant, dont
plus de 50 % à Noël.
Dans quelle mesure arrivez-vous à désaisonnaliser
les ventes ?
Il ne s'agit pas forcément de désaisonnaliser
mais d'être présent toute l'année.
Noël, c'est vrai, représente 50 % des
ventes, ce qui implique une forte capacité d'anticipation.
Les commandes sont arrêtées plusieurs mois
à l'avance, et il est difficile de se réapprovisionner
en cas de succès inattendu, aussi les acheteurs
doivent-ils savoir miser sur les "bons jouets".
Et puis, il y a le reste de l'année avec les anniversaires,
les cadeaux et les tendances qui naissent dans les cours
de récréation. L'année 2003, par
exemple, a été marquée par la toupie
Beyblade, 2,5 millions d'exemplaires vendus en six
mois. Des modes éphémères qui requièrent
une grande réactivité
Sur quels critères construisez-vous vos rayons,
hors période de Noël ?
Les rayons se construisent à la fois sur des tendances
et sur des chiffres. La répartition du marché
par grandes familles de produits donne des indications.
Par exemple, en 2002, le premier âge a représenté
13 % des ventes, les puzzles et les jeux 10 %,
les jeux vidéo 30 %, les véhicules
4 %, les peluches 4 %, les jeux d'extérieur
8 %
Les chiffres sont néanmoins à
prendre avec précaution car le phénomène
de mode est très important dans notre secteur.
Quelle est votre stratégie de communication ?
Au-delà des magasins qui sont nos meilleurs médias,
nous réalisons deux catalogues par an, distribués
dans les boîtes aux lettres à plusieurs millions
d'exemplaires.
Comment envisagez-vous le futur ?
Nous avons deux objectifs à l'horizon 2008 :
doubler le nombre de points de vente sur l'hexagone et
développer notre présence à l'international,
notamment en Europe.
Propos recueillis par
Florence Elman
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La
Grande Récré
en chiffres |
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1977 : ouverture du premier
magasin La Grande Récré. |
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800 personnes à temps
plein, plus 700 intérimaires à
Noël. |
| •
1 000 m2 de surface moyenne. |
| •
12 000 références. |
| •
89 points de vente en France,
2 au Maroc, 1 en Belgique. |
| L'indicateur : |
| Chiffre d'affaires en millions d'euros. |
| 2002 |
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2003
estimation
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| 170 |
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190 |
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