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| L'Observateur Cetelem a rencontré
des consommateurs de huit pays européens pour mesurer
les évolutions de la consommation. |
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Allemagne,
Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Portugal
et Russie : pour sa 15e édition, L'Observateur
Cetelem a décrypté et comparé
les modes de consommation dans huit pays européens.
Catherine Sainz, directrice des études et Pascal
Roussarie, responsable de L'Observateur
Cetelem reviennent sur cette enquête.
Pourquoi cette nouvelle étude sur la consommation
en Europe ?
Catherine Sainz : Cetelem, "euroentreprise",
est présente dans 15 pays d'Europe et bénéficie
d'un poste d'observation privilégié sur
les enseignes et les consommateurs.
Quatre ans après notre première étude
sur ce thème, il nous paraissait opportun de mesurer
les évolutions de la consommation en Europe et
d'analyser les tendances de fond.
Nouveau millénaire, 11 septembre, passage
à l'euro
Depuis 1999, le paysage politique,
économique et social a beaucoup évolué,
entraînant des répercussions sur la consommation.
Quel changement important avez-vous constaté
depuis 1999 ?
Pascal Roussarie : Il y a quatre ans, le moral des
ménages était au beau fixe. Aujourd'hui,
les consommateurs sont globalement inquiets. Mais, paradoxalement,
si les Européens manifestent un pessimisme collectif
fort, ils restent optimistes quant à leur situation
personnelle.
Finalement, les euroconsommateurs s'accordent à
penser que : "demain tout ira mieux."
Quel est selon vous l'impact de cet état d'esprit
sur la distribution ?
P. R. : C'est un message positif pour les commerçants
qui permet de présager une reprise progressive
de la consommation en 2004
à condition bien
sûr de savoir proposer des solutions individuelles
adaptées aux attentes des clients.
Comment se caractérise le consommateur d'aujourd'hui ?
C. S. : Le comportement du consommateur oscille désormais
entre raison et passion. L'acte de consommer est globalement
arrivé à maturité en Europe.
La consommation reste un acte fort et important mais,
elle ne suffit plus à donner un sens à la
vie, sauf dans les pays économiquement moins matures
tels que la Russie ou le Portugal.
Alors, existe-t-il un "euroconsommateur" ?
C. S. : De façon assez schématique,
on distingue deux grandes familles : 68 % des
Européens parient sur la consommation pour l'avenir
et affichent une volonté de consommer plus, alors
que les 32 % restants se révèlent plus
réticents et plus frileux.
Propos recueillis par
Domytile d'Eliassy |
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Les
clients veulent tout ! |
L'Observateur
Cetelem 2004 a étudié les
critères de choix des magasins en Europe.
Le constat est clair :
les consommateurs veulent tout !
Parmi les différents critères
de choix d'un magasin, l'euroconsommateur
accorde de l'importance à :
la qualité (98 %), l'étendue
du choix (93 %), les prix compétitifs
(93 %),
les informations claires
sur les produits (93 %),
l'accueil (92 %), le respect du client
(98 %), la proximité géographique
(87 %)...
Selon L'Observateur Cetelem 2004,
"le niveau d'exigence du consommateur
augmente au fur et à mesure que les
réponses proposées par le commerce
s'améliorent.
Pour ne pas entrer dans cette logique d'escalade,
le commerce doit chercher à déplacer
la confrontation consommateur / commerce
sur des territoires nouveaux grâce,
par exemple, à l'introduction de nouveaux
codes, de nouvelles valeurs.
Plus qu'un travail, c'est un état d'esprit. |
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