 |
| Pour se rapprocher de leurs clients
et se différencier des concurrents, les enseignes
doivent inventer leur style de vie
|
| |
Bureau de style, expert en communication
et en décodage des grandes orientations, Carlin
International lance Comm With Me, le premier cahier
de tendances dédié à ceux qui souhaitent
"vitaminer leur réflexion stratégique
et créative". Analyse des dernières
tendances avec Catherine Champeyrol, directrice du développement.
Qu'est-ce qui vous a incité à lancer le
cahier Comm With Me ?
Catherine Champeyrol : Le contexte actuel
Dans
tous les secteurs de consommation, nous assistons au raccourcissement
de la durée de vie des produits. L'offre doit donc
être renouvelée régulièrement.
Dans ce contexte, nous avons voulu "offrir"
aux enseignes un outil de réflexion, un agitateur
d'idées.
Quelle est la particularité de ce "remue-méninges"
?
Son point d'entrée unique qui est la notion
de "rencontre". L'image même de la communication
s'est réellement dégradée, en 2003
notamment, avec des phénomènes sociaux comme
le mouvement No logo ou les casseurs de pub. Il y a actuellement
un rejet d'un marketing intrusif, conquérant, viral
Il était temps de revenir à des aspects
beaucoup plus créatifs et, surtout, d'injecter
une dose d'interactivité avec le client pour qu'il
entre en relation avec la marque. La notion de "rencontre"
nous est donc apparue comme cruciale parce qu'elle véhicule
la proximité et la convivialité.
Les concept stores jouent sur cette relation. Quel
regard portez-vous sur leur essor ?
Les marques se rendent compte qu'elles ont un imaginaire
plus large que celui du produit d'origine dont elles sont
issues. À travers une marque, on crée désormais
un univers de consommation et des références
de valeurs. La tendance consiste alors à créer
un univers complet autour de la marque, ou de l'enseigne,
c'est-à-dire un style de vie.
Le concept store permet de faire vivre un lieu dans lequel
on va pouvoir exprimer toutes les valeurs identifiantes
de la marque.
Ce n'est pas innovant, le concept store existe depuis
longtemps...
Sauf qu'aujourd'hui, il prend des expressions
nouvelles. Dior
ouvre à Tokyo une discothèque ; Chanel,
un restaurant. Ce qui se passe aujourd'hui au Japon en
termes d'innovations va inévitablement se répercuter
en Europe. Avec cette nouvelle approche, certaines marques
et enseignes vont connaître un développement
incroyable sur des territoires auxquels on ne pense pas
forcément. Adidas,
au contraire de Coca-Cola,
pourrait légitimement lancer, dans les prochaines
années, une eau minérale.
In fine, être tendance pour une enseigne
ça se traduit comment ?
Pour être tendance une enseigne doit trouver
l'équilibre entre l'atemporel et l'éphémère.
Propos recueillis
par Karl Falcon
|
|
|
 |
|
EN
CHIFFRES
La "proxitendance" |
La
"proximité" compte
12 000 magasins sous enseignes
en France. Au vu du fort pouvoir attractif
de ce concept, les distributeurs se
sont réunis pour se l'approprier.
Les typologies de surface ont donc évolué
pour laisser apparaître de nouvelles
dimensions, plus propices au développement
de cette tendance. On distingue ainsi :
la
supérette : de 120 à 799 m2.
Actuellement, 70 % des supérettes
font moins de 400 m2.
le
supermarché de 800 à 3 999 m2.
61 % du parc sont constitués
par des magasins oscillant entre 1 200
et 2 500 m2.
l'hypermarché
à partir de 4 000 m2.
52 % des hypermarchés font
moins de 7 000 m2. |
|
|
|
|
|