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| À Troyes, les retombées
du tourisme commercial profitent aux commerces de centre-ville,
surtout à l'hôtellerie et à la restauration. |
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Une étude, réactualisée
par la CCI
de Troyes et de l'Aube en 2001, s'est intéressée
au poids et aux retombées économiques des
centres de magasins de marque sur les commerces du centre-ville.
Estimé à 14,4 millions d'euros en 1998,
le CA global du centre-ville issu du tourisme commercial
s'inscrit en baisse à 13,2 millions d'euros
en 2001. Un chiffre qui s'explique en partie par l'augmentation
du plancher commercial des centres de marques, et leur
emprise plus importante sur le marché de l'Aube.
L'hôtellerie et la restauration attirent les
chalands
Les secteurs de la restauration (5 millions d'euros)
et de l'hôtellerie (2,8 millions d'euros) enregistrent
en 2001 une hausse très significative et totalisent
près de 60 % des retombées indirectes
des magasins d'usines (contre 30 % en 1998)
"C'est une clientèle composée de
groupes ou de familles assez aisés, explique
Jean-Paul Meillier, patron de
La
taverne de l'ours, rue Champeaux, qui préfèrent
manger dans un restaurant traditionnel plutôt que
de profiter de la restauration rapide ou à emporter.
Je m'improvise souvent en guide pour les renseignements
shopping."
Si les secteurs culture-loisirs, équipement de
la maison ou de la personne enregistrent une baisse de
leur CA issu du tourisme commercial, les franchises et
succursalistes de prêt-à-porter récemment
implantées relèvent, selon la CCI, de très
bonnes performances.
Le patrimoine historique du centre-ville, outil de
promotion
Lorsque la clientèle des centres de marques
se promène en ville, il y a toujours un effet d'achat
coup de cur à exploiter. Le patrimoine historique
de Troyes est un outil de promotion de l'activité
économique. "Certes, il y a un surcoût
d'installation pour profiter d'une arcade commerciale
située sous de superbes maisons en pans de bois
restaurés, concède un investisseur.
Mais cela peut devenir à moyen terme un atout
pour les enseignes commerciales."
Bertrand Bourgine
"Le centre-ville
a une dimension humaine !"
Jean-Pierre Boissonet,
bijoutier maître joaillier, président
de la Fédération Troyes Centre. |
Comment faire venir les
touristes commerciaux en centre-ville ?
Les commerçants du centre-ville ont
organisé, le samedi 3 juillet,
la première édition des "Splendeurs
de Troyes", une fête médiévale
comme au temps des fameuses foires de Champagne.
Avec la mise en valeur du patrimoine architectural
de notre cité, Troyes change. À
travers cette requalification, nos commerces
sont mis en valeur.
Des liens se sont-ils créés
entre centre-ville et magasins d'usines ?
Le site magasinsdusine.com
s'est fait l'écho de notre manifestation
festive. L'animation ayant lieu durant les
soldes, le but est d'attirer la clientèle
des centres de marques en centre-ville,
de proposer une alternative festive et gourmande
au shopping, et ainsi de prolonger le séjour
des touristes commerciaux. À l'arrivée,
c'est gagnant-gagnant pour chacun.
D'où vient cette dynamique ?
J'ai rencontré des personnes
favorables à nos projets à
la mairie, à la CCI, à l'office
du tourisme et dans les chambres consulaires.
La fédération des commerçants
représente une communauté
dont l'objectif relationnel est de créer
une aventure humaine.
À retenir
Pour sa première, "Les Splendeurs
de Troyes" a attiré 30 000
visiteurs.
À l'initiative de la Fédération
Troyes Centre, cette manifestation a été
relayée par le site magasinsdusine.com. |
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"Le
cas troyen n'est pas transposable !"
Didier Moret,
responsable de l'Observatoire économique,
CCI
de Troyes et de l'Aube. |
Quelles ont été
les retombées des magasins d'usine
sur le plan local ?
En passant de 35 000 m2 de surface de vente,
en février 1993, à 68 000 m2,
en février 1999, le développement
des magasins d'usine a accéléré
le déclin des commerces traditionnels
de prêt-à-porter (- 27 !)
voués, à terme, à disparaître.
Comment ce commerce traditionnel a-til
rebondi ?
L'économie ayant horreur du vide,
de nouvelles activités de service
ont repeuplé le centre de la ville.
À titre d'anecdote, une rue piétonne
a failli être rebaptisée "rue
gourmande", par sa densité en
activités de restauration.
Les "survivants" ont, quant à
eux, bénéficié de la
situation, y compris pour l'équipement
de la personne et, en particulier, l'habillement.
Puis, de nouvelles locomotives, comme H&M
ou Sephora,
se sont implantées. Aujourd'hui,
le centre-ville est restreint, mais florissant.
Y a-t-il une spécificité auboise
?
Le cas troyen est inimitable ! Les 85 000 m2
de centres de marques (cas unique en Europe)
attirent près de deux millions de
touristes commerciaux en provenance d'un
grand quart nord-est de la France.
À retenir
La zone de chalandise de Troyes s'étend
au grand quart nord-est de la France.
Sur les 4 millions de personnes qui ont
visité Troyes, la moitié ne
serait jamais venue sans l'implantation
des magasins d'usines. |
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| EN SAVOIR PLUS |
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À LIRE |
Le guide des magasins d'usine, de Marie-Paule Dousset, Seuil. Sixième édition du livre de chevet des consommatrices éprises de marques et de bonnes affaires.
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À CONSULTER |
magasinsdusine.com
Le journal en ligne des magasins d'usines de Troyes et de négoce de Troyes.
Les dates de soldes, nouvelles marques, l'actualité des trois principaux centres de magasins de marques...
tourisme-troyes.com
Site de l'office du tourisme local. Une section est consacrée à la naissance des magasins d'usines et à l'histoire de la bonneterie.
www.troyes.cci.fr
Créé par la CCI de Troyes, l'Observatoire européen des centres de marques et magasins d'usines recense les projets d'implantation et les centres en activité sur l'Hexagone. Comptes rendus très complets du colloque qui s'est tenu à Troyes en septembre 2003 sur le thème "Magasins d'usine et centres de marques : risques ou opportunités pour les territoires ?". Édite chaque semestre un baromètre économique et conjoncturel des magasins d'usines.
marquescity.com,
mcarthurglen.fr,
marquesavenue.com
Sites internet des trois principaux centres de marques troyens.
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