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| Les structures de vente actuelles
s'appuient sur plus de 500 ans d'histoire commerciale. |
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L'origine du textile à Troyes remonte
au Moyen Âge. La capitale de la Champagne attirait
les drapiers et les marchands de soieries de toute l'Europe
à l'occasion de la Foire du même nom.
Des magasins d'usine aux centres de marques
La présence de la Seine - qui a permis l'installation
de teintureries et de toutes les activités de tissage -
a favorisé les échanges commerciaux et,
au XVIIIe siècle, Troyes était la capitale
européenne de la maille et de la bonneterie.
Les magasins d'usine sont nés dans la première
moitié du XXe siècle, avec l'avènement
des grandes marques d'habillement. Ils étaient
réservés aux ouvrières du textile,
leur proposant les pièces imparfaites et les stocks
invendus. Le cercle des clients fut progressivement élargi
aux familles, aux relations
puis, dans les années 70,
au grand public.
Le maintien de la production locale, un facteur de
succès
Dans les années 80 et 90, des promoteurs ont
essayé de reprendre le concept de magasin d'usine
et de le développer dans les zones à forte
densité de population, sans succès.
"Le magasin d'usine a toujours été
lié à la production ; c'est cette proximité
qui permet d'offrir des prix très intéressants
sur des produits à la mode, et pas simplement des
promotions commerciales, explique Didier Moret, responsable
de l'Observatoire économique de la CCI
de Troyes. L'implantation historique de la maille à
Troyes et le maintien de la production locale ont été
des facteurs de réussite." Un succès
qui s'est confirmé dans la seconde partie des années 90
avec l'apparition, en périphérie, de villages
de boutiques de marques reprenant à leur compte
les règles de la distribution moderne.
François Paul
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Trois
marques locales |
Trois
grandes marques historiques de la ville, Absorba,
Petit Bateau
et Lacoste,
ont su résister - au moins partiellement -
aux sirènes de la délocalisation.
Si elles sous-traitent tout ou partie de la confection,
elles se chargent toujours des phases initiales
de tricotage et de teinture ainsi que des phases
finales de vérification, d'étiquetage
et d'expédition.
Ces marques conservent également une activité
confection qui leur permet de produire les réassortiments
en cours de saison, les unités de production
délocalisées ne pouvant pas produire
et acheminer de petites quantités en quelques
jours. |
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